Septembre, la feuille (morte ?)

Il faut parfois savoir dévisager son maître. Et avouer à l’envi qu’on voudrait égaler. Se débattre et railler ne fait pas le grand être : mieux vaut parfois se taire, se faire seul porte-voix, et mieux faire rien qu’une fois, ainsi ne plus déplaire :

« Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux
Et son boeuf lentement dans le brouillard d’automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux

Et s’en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d’amour et d’infidélité
Qui parle d’une bague et d’un coeur que l’on brise

Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été
Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises
« 

Apollinaire, Alcools, 1913

Publié par anakin999

Caillolais (Marseillais de l'Est), 45 au compteur, papa, fan de l'OM et locataire du Vél depuis toujours. Oscille ses émois entre Tigana et Canto, les fils du village. Rédacteur inspiré des deux mamelles de la vie : l'OM et les mamelles (de la vie).

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