UN OM, UN VRAI

(OM-Olympiakos, C1, Avant-Match)

« Karaïskaki. Soixante-dix-neuvième. 1-1. On est réduits à 10. Pression maximale, étouffante… Je n’ai rien à faire dans cette zone du terrain, mais j’ai l’assentiment du vieux Michel…. Bernard au corner… le ballon est renvoyé péniblement par les Grecs… je ne calcule pas, je ne pense pas, je tente ma chance, d’instinct, et ma frappe de mulasse finit sous la barre du portier de l’Olympiakos… dans une ambiance de jeux du cirque, recevant une pluie de piécettes biseautées, je cours dans les bras de Fabien : nous allions gagner 2-1 au Pirée, eux les favoris, nous en D2. »

Ainsi parlait JC.


Jean-Christophe Marquet, les cuisses les plus impressionnantes de l’histoire du foot français.

Vous vous souvenez certainement de ce match. Et plus généralement de l’épopée européenne de notre OM, relégué alors « administrativement » en 1994, et encore porté par le Boss et un patchwork de vieux briscards, d’anciennes gloires titrées, de jeunes loups affamés. Au match retour, un 3-0 propre et net, et un tour passé, déjouant tous les pronos, toutes les moqueries, tous les dénigrements. Denisot marrone, Le Graët fait la gueule : l’Europe a encore un reste d’accent méridional.

94. Une équipe d’hommes. Tous revanchards. Tous couillus comme Léonidas et ses 300, malgré l’improbable maillot Reebok.

Une équipe d’hommes, des vrais, qui portent leur fierté et leur courage comme d’autres portent aujourd’hui bagues et collier. Une équipe de chiens de guerre catégorie une, qui prend des risques, qui ose, qui donne et qui rend.

Le très exact antipode de l’OM version 2020, en mode « no risk, no reward ».

Alors, « Messieurs », ce soir, pour mériter cette dénomination : marquez, gagnez. Si vous ne le faites pas pour nous (supporters), si vous ne le faites pas pour vous (millionnaires), faites-le pour ceux de 94.

Allez l’OM ! 

a999 (Grand merci à l’ami Cyrille pour la compo ;))

Publié par anakin999

Caillolais (Marseillais de l'Est), 45 au compteur, papa, fan de l'OM et locataire du Vél depuis toujours. Oscille ses émois entre Tigana et Canto, les fils du village. Rédacteur inspiré des deux mamelles de la vie : l'OM et les mamelles (de la vie).

3 commentaires sur « UN OM, UN VRAI »

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