Le plus important c’est d’être pas mort !

L’OM c’est dingue

L’OM c’est dingue
L’OM c’est fou
L’OM ça t’flingue
L’OM ça t’cloue
Ça te rend brindzing
Ça t’fait des trous
Dans la carlingue
Ça te renfloue
Ça t’fait du gringue
Ça t’fait du genou
L’OM c’est dingue
L’OM c’est doux
Ça te dézingue
Ça t’saute au cou
Ça t’violon d’Ingres
Ça t’met en joue

Ça te valdingue
Comme un joujou
À toute berzingue
En White & Blue

Le plus important c’est d’être pas mort

L’OM c’est fort
L’OM c’est barge
L’OM ça t’mord
Ça t’fout la rage
Ça rent’ ça sort
Ça déménage
Ça t’met dehors
Ça plie bagage
Ça t’prend au corps
Ça t’jette en cage
Ça commence fort
Ça dérapage

Ça vire de bord
Ça tangage
Ça trompe la mort
Ça dégage
Ça loi du plus fort
Ça ravage
Ça parle à tort
Ça commérage

Le plus important c’est d’être pas mort

L’OM c’est loco
L’OM c’est crazy
L’OM c’est barjo
L’OM c’est un cri
Un coup d’couteau
L’OM ça s’écrit
Avec des sanglots
L’OM c’est la vie

Ça t’fait du gringue
Ça t’fait du g’nou
L’OM c’est dingue
L’OM c’est doux
Ça te dézingue
Ça t’saute au cou
Ça t’violon d’Ingres
Ça t’met en joue
Ça te valdingue
Comme un joujou
À toute berzingue
En White & Blue

Le plus important c’est d’être pas mort

Le sanglophone

Dans les années 2000, je vivais sur l’île du Frioul à cette époque
J’ai enregistré ces grandes sessions de pleurs euphoriques mêlés de voix de fantômes
J’avais fabriqué un appareil avec un enregistreur en bois que j’avais baptisé « sanglophone »
Juste une petite boîte, genre étui d’harmonica, mais à mon échelle
J’y avais ajouté une astuce mécanique permettant de rejouer le son enregistré
En approchant plus ou moins les mains de la boîte
La main gauche pour le niveau sonore, la main droite pour la tonalité, c’était très amusant
J’ai des cassettes entières remplies de sanglots et de voix de fantômes…

Des fantômes qui continuent de me rendre visite, sauf quand je promène mon chien. La peur peut être? Georges Weah, défait à domicile pour sa première, et qui court après l’arbitre pour lui montrer le coup reçu sur la tête dans la surface. Les larmes d’Abel Braga pour sa dernière, après le récital de Pires contre Metz: on savait donc jouer au foot ! La chevelure dans le vent de Sébastien Perez revenant au petit trot quand les panthères stephanoises nous mangeaient tout cru. Ngotti qui faisait tellement plus que son âge. Leroy qui se bat contre Leroy le soir d’un classique. Les larmes de Titi Camara quand le ballon, on ne sait pas comment, finit un jour par rentrer. La colère de Bakayoko:  » Kaba (Diawara) et moi, on ne triche pas, on fait ce qu’on peut ! » Tant d’argent Dill-lapidé! Pour aller où ? Il faudrait demander au patron de La cuisine des mousquetaires, présenté par Meité Abdoulaye. Cyrille qui Rool n’amasse pas mousse ! Ibrahim ba toi, ou bouge toi un peu. Il fallait des forces surnaturelles pour faire but chaque fois que l’on tirait sur Trevisan. Le Boss est revenue, mais l’esprit, déjà, n’était plus vraiment là.

Tant de fantômes, qui continuent de hanter, hanter, faites comme chez vous, restez ! Si tout devient opaque, j’écoute une cassette et je peux entendre les clameurs de la foule, devant les « exploits » de Chapuis – Chapo. Laurent Merlin ne m’enchantait guère le moral et Sakho me la mine. Une période noire c’est noir, et black est d’Ecker ! Aucun ballon ne rentre: (Pascal) Nouma’s land ! L’ambition était comme David, en Sommeil, et ce n’est pas forcément un dieu qui a exaucé mes prières et nous a remis dans la lumière, mais plutôt le Pape. Pape Diouf, paix à son âme. L’homme qui est parti d’un effectif de rien et de personne ( comme un certain Pablo L.) Et qui a patiemment construit une équipe meilleure, pierre par pierre, marche après marche, avec une vision à moyen terme, pour nous permettre de tutoyer de nouveau les sommets.

Pape, si ton fantôme est dans les parages, n’hésites pas à passer saluer el senor Longoria, stp. Ce n’est pas la compétence qui lui manque – ça deborde, ça deborde- mais seulement un peu de patience pour voir plus loin que le bout de la saison et pour construire un OM meilleur. Puis le reste suivra…

Oui, dans les années 2000, je vivais sur l’île du Frioul à cette époque.

J’ai des cassettes entières remplies de sanglots et de voix de fantômes…

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