The show must go on.

Puisque l’OM a décidé de nous offrir depuis lundi une de ses crises dont il a le secret et dont on ne mesure pas encore toute la portée ni les conséquences.

Puisque le club se retrouve aujourd’hui sans dirigeant avec la mise en retrait de l’ensemble de son Directoire.

Puisque, face à ce grand barnum, Marcelino et son staff ont pris la poudre d’escampette après seulement deux mois passés à la tête de l’équipe.

Puisque Pancho Abardonado se retrouve propulsé sur le banc olympien pour sa première expérience d’entraîneur juste avant une série de quatre matchs à hauts risques.

Puisque les communiqués, les interviews et les pétitions se succèdent.

Puisque la rupture est consommée entre les supporters, avec d’un côté les légitimistes et de l’autre ceux qui s’arrogent le droit de parler au nom de tous en défendant les intérêts de certains.

Puisque Franck McCourt observe tout celà bien à distance en se demandant comment sauver ses billes et se sortir de cette panade.

Puisqu’il est désormais sur la place publique que le club est gangrené par des pratiques mafieuses, passant de l’intimidation aux menaces, et que même le recours aux autorités judiciaires ne semble plus une option crédible pour mettre un terme à ces pratiques.

Puisque les joueurs, témoins de ce contexte irréel et pris au piège d’un environnement délétère, sont sermonnés publiquement et sommés de mouiller le maillot ou de se casser.

Puisque l’institution, l’image du club, son blason, son maillot, sa devise sont une nouvelle fois souillés et foulés au pied.

Comment faire dans ces conditions pour que le sportif reprenne ses droits et revienne au premier plan ? Comment aborder un match européen et décréter l’union sacrée pour permettre à l’équipe de simplement jouer au football ? Comment mettre de côté les divisions internes et revenir au terrain ? Comment reprendre nos débats sur le 4-4-2 ou le 4-3-3, sur le positionnement d’untel ou d’untel, sur la mise à l’écart de tel autre, qui nous animaient encore il y a quelques jours à l’issue d’un match raté contre Toulouse ? Il semble que c’était il y a une éternité. Comment retrouver notre légèreté, notre sourire, notre enthousiasme, notre joie d’être derrière notre équipe au coup d’envoi et nos espoirs de la voir sortir vainqueur au coup de sifflet final ?

L’OM se déplace à Amsterdam ce soir, et cela paraît presque dérisoire. Une victoire sur la pelouse de la Johan Cruijff Arena nous apporterait pourtant une bonne bouffée d’oxygène. Elle constituerait une éclaircie particulièrement bienvenue au milieu d’un ciel chargé de nuages menaçants. Ce soir nous serons à nouveau tous réunis derrière nos couleurs le temps d’un match. Durant 90 minutes, nous allons pouvoir vibrer avec notre équipe et penser au football, rien qu’au football. En attendant de connaître le résultat final de la partie qui se joue en dehors du rectangle vert, l’occasion se présente de redresser le torse et de lever le poing. Allez l’OM !!

Publié par guigslamangouste

Citoyen du monde, accroc depuis au moins 30 ans à l'OM. Ce club représente pour moi un concentré d'émotions irrationnelles. Un vecteur de rassemblement par delà toutes les origines, classes sociales ou frontières. Collectivement on va toujours plus loin que seul.

5 commentaires sur « The show must go on. »

  1. « Puisque le club se retrouve aujourd’hui sans dirigeant avec la mise en retrait de l’ensemble de son Directoire. »
    Salut le Guigs,
    Le club va vite retrouvé son dirigeant unique et omnipotent, renforcé par les soutiens de son Boss qui n’a pas le choix, des supps qui l’adulent et de ceux qui ont peur du vide.
    Les versions commencent à évoluer, comme d’habitude avec Longo, il est parti pour fourrer dans cette histoire tout ce qu’il peut de personnes et de casseroles qui le dérangeaient.
    Pablito, le roi du billard à trois bandes ?

    Aimé par 2 personnes

Laisser un commentaire