J’avais écrit au début de l’été que l’OM c’est fou, l’OM c’est dingue. L’OM ça te cloue, l’OM ça te flingue. Et comme le chantait Gainsbourg: « Qu’est-ce autre chose que la vie des sens, Qu’un mouvement alternatif qui va de l’appétit au dégoût et du dégoût à l’appétit, De l’appétit au dégoût et du dégoût à l’appétit. »
Un poison violent, c’est ça l’OM. Un truc à ne pas dépasser la dose, c’est comme en bagnole : au compteur 180, à la borne 190. Un flash… Effusion de sang !
Béni soit celui qui arrive à appuyer sur le frein. J’ai pour ma part coutume de dire que l’OM est plus fort que moi. C’est fort pratique, et cela m’évite de me poser trop de question. Mais même après des purges passées à me demander pourquoi je continuais à m’infliger ça, on me retrouve sur le même trottoir avec le même garrot autour du cœur, et les veines bleues et blanches, en train de mendier au premier joueur venu: » eh mec, t as pas un petit but, t’as pas un petit but! »
La relation est toxique. Pourquoi ne pas laisser béton moi aussi? Elle est morte depuis longtemps la grande équipe au talent. Il ne reste que ma rage qui demain me tiendra debout, momie raidie par le froid avec juste la force de pleurer sous cette putain de pluie. Où naissent les putains de rêves ! Car les rêves poussent toujours sous la pluie, quand la dernière larme fait déborder la rigole.
Il y a pourtant tant de choses à dire. Y aurait tant de choses à faire avec ce club. Tant d’amour jamais si vrai qu’au moment où il fait mal ! Nous courons après une ombre. L’ombre d’une équipe qui marchait sur l’Europe, voir sur le monde ( pas de 98 sans 93). L’ombre de ce qu’aurait pu être l’OM si tous les rapaces n’etaient pas venus se goinffrer depuis 30 ans sur sa carcasse. L’ombre de ce que pourrait être ce club si l’on y greffait un minimum de stabilité et de bon sens. Depuis que Lens est revenu en ligue 1, il y a trois ans et demi, le seul Franck Haise a affronté l’OM d’AVB, l’OM de Larguet, l’OM de Sampaoli, l’OM de Tudor, et maintenant l’OM de Gattuso ( il n’a pas eu le.bonheur.de connaître Marcel et son petit accordéon). Oui, le bonheur est partout, y en a pour tous les goûts, mais ce n’est pas si facile de trouver son style !
« Ce qu’il faut de malheur pour payer un frisson ». Il n’y a pas d’OM heureux, et nous pouvons payer maintenant, c’est bon, merci. Mais ce frisson, quand il survient emporte tout sur son passage. On court tous après nos premiers shoots, nos shoots d’enfance, quand un Boli mettait sa tête et que nous hurlions notre bonheur à la gueule du monde: » on est heureux, et on vous emmerde ! » Nous on veut de la vie. Longtemps ! Longtemps ! Longtemps ! Et maintenant !
Je souffre OM. Je respire OM. Je mange et je bois OM. Je trinque OM. Je ne baise pas OM, mais j’y pense très fort après, en attendant que le sommeil m’appelle. Boulevard de l’OM. Inutile d’être timide : le demi tour est impossible. Running to stand still, je cours pour rester immobile. Pleurer sans larme. Parler sans parole. Crier sans élever la voix, et laisser l’espoir et la tempête se battre en nous comme devant nos yeux. Hold me. Thrill me. Kiss me. Kill me. C’est ça l’OM, un poison violent !
PS: j’étais venu pour écrire l’avant match Lens-OM, mais je me suis visiblement égaré en chemin… au temps pour moi. Bon match à tous, et bien sûr Allez l’OM. Quoi qu’il arrive !💙🤍

A la vie A la mort A l’OM
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