La Fête à la Maison

Pour les amoureux de stats, Jean Louis Gasset culmine à 100% de victoires depuis qu’il est sur le banc de l’OM. C’est peut être un détail pour vous, car il n’a dirigé que 2 matchs, et que l’OM est toujours à une indigne 9*place du championnat, mais pour une équipe qui n’avait pas remporté un match depuis plus de 2 mois ( à l’exception de Thionville) cela veut dire beaucoup.

Alors que la principale question d’avant match était de savoir qui animerait le couloir droit en l’absence de Clauss et de Murillo, Gasset donna raison à ceux qui voulaient voir du jeu en mettant Sarr, avec en prime un petit bonus tactique, une defense à 4, et Mbemba sur le côté droit. « J’ai dit à Chancel c’est toi qui couvre dans le dos de Sarr, pour ne pas lui dire qu’il allait jouer lateral. Il m’a dit: « J’ai compris » avec un grand sourire… »racontait le coach après le match. Et on joua, sans le dire, en 4-2-3-1

Pourtant, l’OM débutait le match à l’envers et Al Tamari, meilleur joueur de la Coupe d’Asie des Nations selon moi, profitait d’un raté d’un Gigot qui se balerdise chaque match un peu plus, pour tromper Pau Lopez de la tête dés la cinquième minute.

Si on se prenait des buts dans les 5 dernières minutes sous Gattuso, visiblement sous Jean Louis Gasset, les buts adverses viennent des les premiers instants du match.

Ce but mettait un coup derrière les têtes olympiennes qui, pendant un bon quart d’heure, allaient balbutier leurs football, comme aux heures les plus chiantes de Marcellino et de Gattuso. Comme depuis le début de la saison, pour faire court.

Mais Gasset a su visiblement trouver les mots justes pour soigner les âmes et faire pousser un sentiment de révolte à cette équipe qui, comme jeudi, a renversé une situation mal embarquée pour finalement l emporter 4-1, grâce à des buts de Ndyaye, un doublé d’Aubameyang, et un csc de Sacko, et ainsi s’offrir un autre moment de communion avec son public, si souvent privée d’émotions et de joie depuis l’été.

Contrairement à ce qu’annonçait Gil Scott Héron, la révolution a été télévisée cette semaine, et si Jean Louis Gasset résumait, après le match, ses premiers pas olympiens à « une semaine de psychologie », force est de constater qu’il a aussi usé de bon sens. En sus, il s’est aussi souvenu, contrairement à son prédécesseur, qu’il avait le droit de faire des changements, ce qui lui a permis de gérer les temps de jeu et la fatigue des uns et des autres, ne prenant pas de risque inutile avec la fragilité de Kondogbia, et offrant les premières minutes de jeu à Pape Gueye, revenu, à sa demande, d’un bannissement pour cause contractuelle en meme temps que de blessure.

Au final, on a vu des joueurs combinés entre eux, avec une mention spéciale pour le trio Sarr, Mbemba, Aubameyang, qui s’est parfaitement trouvé sur le second but. On a réussi à jouer en première intention, et en une touche de balle, enfin. On a mis de la vitesse, de l’impact, de la précision dans nos transmissions. En gros, on a produit du jeu, et on a été séduisant. Certes, l’opposition ne volait pas bien haut, mais comme le dit @Pagisalperosortlesgriffes: il y a un regain d’espoir, et on prend pour l’instant. On verra bien ce qu’on pourra faire de cette fin de saison, mais depuis 2 matchs on reste éveillé, et on prend du plaisir. Quand on repense à ces dernières semaines, c’est déjà un gros progrès. On a enfin vu une animation technique collective qui ressemblait à une animation technique collective, et du sport qui ressemblait à du football.

Gasset n’avait il pas laissé les clés du camion à Ndiaye, s’interrogeait @lanceurd’alerte pendant le match. « Il est cherché en priorité à la récupération du ballon ». Et cela lui allait bien. Outre son but, qui sonba la révolte olympienne, Ndiaye a livré ce soir son meilleur match olympien ( on partait de loin, me direz vous), et a pu enfin étaler toute sa classe et sa technique. Le joueur, qui était moqué pour sa propension à baisser la tête des qu’il recevait le ballon, a su parfaitement orienter le jeu marseillais, et a été également à l’origine du troisième but puisque c’est lui qui provoquera la faute qui donnera le penalty transformé pr Aubameyang, toujours froid, clinique, et réaliste, dans cet exercice. Un Ndiaye virevoltant, et surtout libéré, tel qu’on l’imaginait quand il a débarqué cet été, et que l’on souhaite revoir à ce niveau.

Au final, l’OM remporte enfin un match de championnat, en y mettant un peu de manière. Si le retard accumulé et les désillusions qui se sont succédées cette saison ne nous permettent pas de sauter pour autant au plafond, cette victoire clôt de la plus belle des façons une semaine riche en agitation.

Elle permet de croire de nouveau en une fin de saison qui ne serait pas avare en émotion.

Elle permet de saluer tout le travail fait par Jean Louis Gasset en 6 petites jours

Elle a offert une nouvelle communion entre l’équipe et le peuple olympien, et, nous réchauffant le cœur, nous permet de finir enfin un week-end avec le sourire. L’OM a enfin fait la fête à la maison.

Ce n’est encore pas grand chose. Mais putain ça fait du bien !

Je vais pouvoir, l’esprit léger, m’en aller de ce pas souffler quelques ( trop) nombreuses bougies.

Bravo à tous et allez l’OM💙🤍

15 commentaires sur « La Fête à la Maison »

  1. Bravo, tu arrives à produire des articles plus vite que le phoceen et sans erreur sur les joueurs ! 🙏😉😂

    pour le reste… Ndiaye a été énormément surprenant, et on attendra un peu avant de le glorifier 😉

    Lopez est définitivement une quiche, et si d’aucuns pensent que je m’acharne, ben continuez votre deni.😂🤣 il a de la chance ce soir mais reste total incapable de faire l’exploit. Je ne peux plus l’encadre !

    Gigot me fait peur, et peut-être devrait il aller chez le coiffeur…dsl

    Allez l’OM 💙🤍

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  2. Par contre, car il est important de dissiper l’impression de frustration permanente que je peux dégager :

    quelle plaisir !!!

    enfin du jeu, enfin de décalages, enfin des passes précises

    tout n’était pas parfait mais, après le but (salvateur, désolé d’avoir relevé cet état de fait BOC 😉) on a vu enfin… du jeu

    et quel Ndiaye !!!! Pourvu que cela dure

    💙🤍😘

    Aimé par 3 personnes

    1. L’aspect psychologique joue énormément, et les autres années, c est souvent quand nous étions sûrs de nos forces, que, sans paniquer après 1 but, nous savions que nous finirions par revenir et l emporter

      On n a évidemment aucune certitude cette saison. Mais on voyait bien les joueurs jouer avec la peur de se faire rejoindre, ce qui arrivait de façon inéluctable. On sort les attaquants pour des défenseurs, on recule, on tremble, on recule, jusqu aux filets

      Hier, comme jeudi, ce ne sont pas les certitudes qui nous ont permis de renverser la situation, mais le fait d arriver à jouer libérer ( gros travail du docteur Gasset) puis l’euphorie, aidé par 65000 personnes qui poussaient comme un seul OM

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      1. Merci mon poto
        L’année dernière à la même date on s etait fait etriller par Paris à domicile.
        Je préfère le cadeau de cette annee: le champomy aura + de bulles🙄😁😂😂

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    1. Yo !😁

      Merci à toi😉

      J’ai arrêté de compter ☝️😁

      Oui, une belle victoire, du jeu, et un peu d euphorie ne nuisent pas à la santé. a consommer sans moderateur🤪😂

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