Mettons de suite les pieds dans le plat: si l’on a evité la dépression, le Printant paraît plus-vieux cette saison, et s’il en a été l’adjoint, Jean Louis Gasset n’est pas tout Blanc dans notre fin de saison. Déjà, lui n’est pas « guez », en Serge Aurier dans le texte, et surtout, ses compos lors des derniers matchs peuvent être sujettes à certaines critiques. Pour autant, Blanc c’est Blanc, Wight is Wight, Dylan is Dylan, et Jean Louis Gasset fut comme un soleil dans le gris du ciel. Hippie, hippie, Hippie-pie.
Quitter Marseille, comme Leaving Las vegas. Quand Nicolas Cage rencontre Élisabeth Shue. Quand deux êtres abîmés, l’un par sa Can, l’autre par sa saison ratée, décident de faire la route ensemble, en sachant que nous n’aurons pas de temps. Accepter le monde de l’autre, tout en sachant que cela aura une fin, et ne plus etre seuls avant que tout se termine. En dépit de notre rage, nous étions comme des rats dans une cage.
Une conférence de presse, pour dire que tu arrêtais, ici comme ailleurs. Pas le football, ce serait dommage de se passer de ton expérience, et l’on trouvera bien un moins con que les autres pour te proposer une reconversion, et l’occasion de partager encore ta science. Tu as encore beaucoup de connaissances et d’amûûûr a donner. Mais une retraite de coach, donc. Tu n’entraîneras plus jamais de professionnels, ou assimilés, quand nous voyons les notre. Comme si Kondogbia, Gigot, et Corréa avait eu raison de ta vocation…Mais je te vois pleinement continuer de transmettre à la jeunesse de France.
Non, en réalité, tu as assez donné à ce métier, et puisque les autres on s’en fout, tu nous as aussi et surtout beaucoup donné. Le peu de positif que nous avons eu cette saison, c’est bien à toi que nous le devons. Les seules joies, les rares sourires, les minces espoirs, les seules belles etincelles, c’est à toi et à Ghislain que nous les devons. Et je vous suis reconnaissant d’être venu à un moment où je ne nous croyais plus capable de gagner un seul match dans la saison.
Tu te seras toi aussi heurté aux limites de cet effectif. Donner un ballon à ces joueurs c’est comme offrir à un manchot une poignée de Breitling, ou de ( montres) Tudor, et tu as du composer avec ce que tu avais sous la main, c’est à dire pas grand chose. Peu de qualité individuelle et une infirmerie qui débordait. A l’impossible, nul n’était tenu, mais tu auras apporté de la sérénité dans une saison qui en était totalement dépourvue, et tu nous auras redonné de l’espoir quand celui ci n’existait plus.
Les réceptions du Shaktar, de Villareal, et de Bergame… 3 vibrations aux allures de déflagration. Il n’y a jamais beaucoup de bruit pour rien, même s’il n’y a pas de lendemain, et les émotions sont éternelles. Nous gardons la flamme: la rage est intacte et les vipères aux poings.
Quelque soit le classement final, tu es une belle personne. Et quelque soit l’issue de ce dernier match, ton passage me laissera un bon souvenir
Merci, Jean Louis.
Bonne chance pour la suite.
Et allez l’OM 💙🤍

Bel hommage
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