L’Atalanta de Bergame a donc ( brillamment) remporté la C3 ce mercredi, ce qui n’enlève en rien nos regrets d’etre passé à coté lors du match retour.
Comme on a pu le lire ici et là, la Dea a mis fin par la même occasion à quatorze années de disette italienne dans les grandes compétitions européennes ( ce qui est une manière polie de dire que la conférence ligue glanée par la Roma de Mourinho compte pour du beurre, alors qu’aucun club français n’a été capable jusque là de se hisser en finale, mais passons…surtout qu’elle met peu de beurre dans les epinards, mais passons…).
Et avec la nouvelle nouvelle réforme de la compétition, l’Italie pourrait compter jusqu’à 6 clubs en Ligue des Champions la saison prochaine, selon le classement final des hommes de Gasperini ( pour faire bref et illogique, 5 clubs si Bergame finit 4*, 6 clubs si Bergame finit 5*).
Ah, nous ferons moins les malins quand il y aura Sassuolo-Monza en finale de Champions League… A bouffer une pizza sans ananas, siffler le limoncello, et se lover tendrement dans la nana en fredonnant du Calogero, autrement appelé Eros Ramazotti pour les nuls.
D’ailleurs, quand on avait demandé en début de saison à Benjamin Pavard pour quelles raisons il avait choisi l’inter, l’homme à la frappe de bâtard avait répondu, au premier degré: »J’ai l’âme interiste. Chez moi, j’ai beaucoup écouté Gigi l’amoroso ».
Certes, mais après avoir observé l’Inter perdre en finale de Ligue des champions la saison dernière, voici que l’Italie voit l’un des ses clubs remporter la Ligue Europa, après avoir éliminé le Sporting et son serial buteur, Gyökeres, le favori de l’épreuve Liverpool who never walk alone, nous avec notre meilleur buteur de la compétition et notre stade qui ne ressemble pas à une vieille bibliothèque anglaise, et les invincibles du FC bayer Monsanto. C’est d’ailleurs cocasse de voir courir autant les bergamotes en pensant aux vitamines à base d’agrumes qu’ils avaient du prendre, et pas que, et surclasser ainsi physiquement les hommes du groupe pharmaceutique Bayer… C’est toujours le cordonnier qui est le plus mal chaussé.
Toujours est il que ce renouveau du football italien ne saurait s’expliquer par la seule popularité de Dalida, qui n’était pas italienne de toutes façons, mon cher Benjie à bouclettes.
Et la boucle fut bouclée. Merci de m’avoir suivi.
Ah oui, j’oubliais.
-Quel est le secret du retour transalpin au (presque) premier plan ? Demandait Anakin, qui devait sacrément se faire chier au boulot pour demander ça
-Ils ont su être créatine, dit Sylvain
-Ils ont le succès dans le sang, renchérit François
Il fallait une autorité morale à ce débat, et comme je me retrouvais seul, je declarais avec grandiloquence
-D’une, ils ont su éviter le fiasco des droits TV, surtout en reculant devant médiapro au dernier moment
-Ça reste 1 vrai pays de football. Il y aura toujours 1 base pour se passionner pour le foot ( en comparaison du notre, qui l’est moinse)
-les avantages fiscaux ont permis au championnat de recruter des meilleurs joueurs, de donner des salaires qu’ils ne donnaient plus, et de limiter l’exode en PL
-des coachs moins frileux, des matchs moins cadenassés, une audace combiné à un laboratoire tactique….
La nature ayant horreur du vide, Anakin se prenait pour le redac chef par intérim.
-tu nous fais un artik?
-Je viens de donner tout ce que j avais sur le sujet….
Un provocateur me provoqua. Et cela se terminera en buvant un café au café
-Le secret?Giorgia Meloni…évidemment !
-Elle n’a pas chopé le Meloni…
Cela ne volait pas très haut, comme d’habitude, et si je ne prends pas de gant pour parler de Bardella, je préfère toujours parler de la gambardella. Toutefois, il fallait une autorité morale à ce débat, et comme je me retrouvais seul, je declarais avec grandiloquence:
Pour le coup, Meloni risque de ramener le foot italien en arrière. Déjà, elle a fait annuler le fameux décreto crescita du jour au lendemain, et là elle vient de se ramener avec un projet pour créer un organe gouvernemental chargé de contrôler les budgets des clubs pros, jugeant l actuelle dncg italienne depassée…
-ton artik est déjà rédigée me signalait le côté obscur de la force, avec un grand sourire. C’est quoi le Decreto Crescita?
-c’est un dispositif fiscale qui permettait à tous les secteurs ( mais le foot l’a rendu célèbre) d’exonerer d’impot 50% des salaires les étrangers venant travailler en Italie. Sans lui, pas de Ronaldo à la juve, ce qui n’aurait pas été forcément une mauvaise chose, mais il a aussi permis d’attirer d’autres très bons joueurs. Il a été abrogé un beau matin, sans crier gare,, sans concertation, au motif que les stars étrangères empêchaient l’émergence des jeunes talents italiens, et nuisaient, in fine, au rendement de l’équipe nationale. Ce qui peut se discuter, en effet.
-c’est fini?
-Je voudrais juste aussi expliqué avant de conclure qu’il était possible de réformer le COVISOC ( dncg à l italienne), mais ici on est dans la volonté caractérisée du gouvernement Meloni de contrôler directement toutes les sphères de la société, car le nouvel organisme sera bien gouvernemental, et pas indépendant, ce qui a déjà valu au ministère des sports une lettre de la FIFA s inquiétant de cette ingérence politique…
Tremble Meloni, tremble
-autre chose ?
-hier, est aussi le jour où l’inter a changé de propriétaire et ait passé sous pavillon américain, Suning, l’entreprise chinoise propriétaire du club nerazzurri depuis 2016, étant dans l’impossibilité de rembourser ses dettes. (Suning avait jusqu’à ce mardi pour rembourser le prêt de trois ans à hauteur de 275 millions contracté au moment de la pandémie). Et le premier communiqué du fond d’investissement américain Oaktree est clair: » Notre premier objectif est d’assurer la stabilité opérationnelle et financière du club. » Le foot, le terrain, l’ambition, toussa?
-OK, mais conclut vite STP …
-Le foot italien est en train de retrouver les sommets, mais il n’est pas impossible qu’il amorce déjà sa future dégringolade
OK. Je continue mon lobby, Chantal. Hier, ce fut la victoire d’un style de football, devrai je même dire une identité. Que l’on reetouve dans plusieurs clubs, le petit Gian Piero ayant fait des petits.
Une équipe conquérante avec un pressing qui ettouffe l’adversaire. Intensité, rigueur, technique, verticalité, bloc compact et coordonné… ça ne vous fait pas un peu rêver ? Parce que Juric, le coach du Torino, et Palladino, celui de Monza, 2 disciples de Gasperini sont libres….Et que nous cherchons 1 coach…Sans casser notre tire-lire…
Alors certes, l’OM n’est pas Bergame, et il n’y a ni la même pression ni la même impatience. Mais à l’heure où l’on risque de repartir de nouveau de zéro. A l’heure où l’on aimerait avoir un peu de visibilité et ce truc de fou qui s’appelle… qui s’appelle… qui s’appelle comment d’ailleurs? Ah oui, un projet sportif cohérent. A l’heure où l’on aimerait que ce projet sportif cohérent ait une colonne vertébrale, voir sous nos yeux se déployer un tel football pourrait nous donner envie de nous y remettre, nous aussi.
La dolce vita…
Voilà, il est cependant évident que tout se qui est italien n’est pas forcement appetissant, ne serait ce que Farioli, Gattuso, Bari, Infantino, Laura Pausini… Mais il est l’heure de remettre une cassette 2 titres de Zucchero, ou pour ma part de regarder les dvd des plus beaux buts de Totti ou Roberto Baggio
Et de reprendre une activité normale. Ceux qui m’aiment prendront le train. Même sur la Rai
Allez l’OM💙🤍

Assez complet, mais il manque un chapitre sur les pâtes
J’aimeAimé par 1 personne
Les pâtes seront l’objet du tome 2☝️🍜😂
J’aimeAimé par 1 personne
👍😂
J’aimeJ’aime
Salut.
Bien ouéj.
Précision pour la qualif en ldc 😉 :
« Les clubs belges ont intérêt à ce que l’Atalanta conserve sa cinquième place après cette rencontre(de Serie A). Dans ce cas, le dernier ticket italien pour la prochaine C1 ira à l’AS Rome, l’Italie pouvant aligner six équipes en Ligue des Champions et le 3ème de Jupiter Pro League serait directement qualifié en Europa league.
Cependant, si l’Atalanta finit troisième ou quatrième du championnat, l’Italie perdra son sixième billet pour la C1, qui irait alors à Benfica, deuxième du championnat portugais, qui bénéficie d’un meilleur coefficient. Le 3e de Jupiler Pro League devrait alors passer par les barrages de l’Europa League. »
J’aimeAimé par 1 personne
Salut
Et merci pour le complément 😉👍
Les règlements uefa me faisant toujours penser à cette phrase: » pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?!!! »😉
J’aimeJ’aime