La France a peur.
Je ne reviendrai pas sur le contexte politique, nous en mangeons deja suffisamment, mais la France a peur.
La France a peur de devoir s’infliger un nouveau match soporifique de son équipe nationale, et si la route continue, si Deschamps est toujours muni de son célèbre animal de compagnie (la fameuse chatte à D.D. rebaptisé C.S.C. cet été), si l’émotion ultime de la victoire finale est toujours envisageable, la France a peur et on s’emmerde !
Qu’est ce qu’on se fait chier ! Après une saison olympienne compliquée, où les quelques émotions européennes n’ont pas suffit à estomper la léthargie collective et la faillite individuelle, replonger dans ce football industriel sans mouvement, sans idée, sans goût, sans élan, ce football sous vide, sans football, démontre clairement la propension de l’être humain à s’infliger des automutilations mentales. Regarder l’équipe de France, c’est avoir ce sentiment désespéré d’être seul au monde, et un homme seul est toujours mal accompagné.
Comme le chantait Léo Ferré, « Le désespoir est une forme supérieure de la critique
Pour le moment, nous l’appellerons « bonheur », Les mots que vous employez n’étant plus « les mots », Mais une sorte de conduit À travers lequel les analphabètes se font bonne conscience, Mais, ma solitude, La solitude, La solitude… »
Ne restons pas dans nos solitudes. Tout est fait pour que l’on se ressemble. Le bonheur prend de l’amplitude, ensemble.
D’où l’intérêt de ne pas engager un coach, mais d’avoir une équipe, avec 7 adjoints, un coordinateur technique, un coordinateur sportif, et de marcher comme un seul OM.
Pablo pourra toujours nous dire: » Non Jef, t’es pas tout seul, mais arrête de pleurer, Comme ça, devant tout le monde, Pa’c’qu’une demi-vieille, Pa’c’qu’une fausse blonde, T’a relaissé tomber »
On notera au passage la parfaite description que fait Jacques Brel de Didier Deschamps.
Non Jef, t’es pas tout seul, et on attend de voir, avec prudence, avec envie, avec méfiance, ce que donnera le mercato. Car nous savons déjà ce que nous chantera Pablo:
« Viens, il me reste trois sous,On va aller s’les boire, Chez la mère Françoise Viens, Jef, viens, Viens, il me reste trois sous, Et si c’est pas assez, Ben, y m’rest’ra l’ardoise Puis on ira manger, Des moules et puis des frites, Des frites et puis des moules Et du vin de Moselle, Et si t’es encore triste, On ira voir les filles, Chez la madame Andrée, Paraît qu’y en a d’nouvelles, On r’chantera comme avant, On s’ra bien tous les deux, Comme quand on était jeunes,Comme quand c’était le temps,Que j’avais d’l’argent »
Non Jef, t’es pas tout seul ! On r’chantera comme avant. Comme au bon vieux temps, quand on voyait le ballon rouler entre deux idees. On ne sait pas ce qu’on gagnera, mais l’espoir de vibrer de nouveau est bien là.

De zerbi disait sur RMC, il y a 3 ans: » Je pense que mes équipes ne peuvent pas jouer sans au moins un numéro 10. Si tu regardes mes équipes, il y a au moins deux ou trois numéros 10 ensemble. Il y a plusieurs types de numéro 10. Il y a celui qui construit le jeu d’un peu plus bas comme Maxime Lopez, Stefano Sensi et Manuel Locatelli, mais il y a aussi les 10 excentrés comme Domenico Berardi qui part du côté droit ou encore Djuricic qui est une autre forme de 10. Je ne pense pas au numéro 10 en terme de positionnement sur le terrain, mais plutôt sur le plan psychologique, sur ses intuitions. A Sassuolo, on a parfois aligné 5 joueurs qu’on peut qualifier de numéros 10, mais avec des caractéristiques différentes. »
On veut du football ambitieux, bordel ! On veut triper devant les matchs et passer par toutes les émotions possibles, et vice versa 1& 2 ! On veut de la technique. On veut que le ballon respire ! Nous on veut de la vie, longtemps!
On veut de la symphonie footballistique, et quoi de mieux qu’un prodigieux chef d’orchestre italien pour nous faire passer par tout un stade… De vibrations.
Un coach dont l’ambition assumée est de faire progresser ses joueurs. Un coach venu pour construire, et développer ses idées du jeu et du collectif. On n’en peut plus du foot qui trompe la mort et tais toi, comme un mortel ennui. Enfin, on veut l’happy hour à toutes les heures, au Vélodrome et à l’extérieur. Du foot champagne et une équipe en constante ébullition. Et glou, et glou, et glou…
Non, Roberto, t’es pas tout seul.
Il n’y a jamais de certitude dans le football. Mais « j’veux qu’on rie, J’veux qu’on danse J’veux qu’on s’amuse comme des fous, j’veux qu’on rie, j’veux qu’on danse… » Même quand on fera des « un » partout !
Allez l’OM💙🤍

En eespérant que DE ZERBI fasse de notre OM, un grand Bleu et Blanc…
« Roberto !!! Mio palmo…!!! »
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