Être et avoir été.
On le sait, la durée de performances des joueurs de foot est à durée limitée, et même la carrière de Vitorino Hilton connut un jour son générique de fin. Le talent n’est jamais étranger à un corps, et si selon Anatole France » Le jeu est un corps à corps avec le destin », le destin du joueur de foot finit toujours en un corps à corps avec son propre déclin.
Etre et avoir été le meilleur entraîneur.
Pour d’autres raisons, le temps emmène aussi les maîtres du jeu, dans sa chute. Regardons José Mourinho, Antoine Conte, le Chelsea qui gagne: autant d’anachronisme dans le football, aujourd’hui, et des lumières incertaines succédant au coucher du soleil. Pas plus que l’animal poilus de D.D., le mojo ne sait être éternel, à moins d’avoir des gros sourcils et un gros cigare pour entretenir le secret de la longévité du côté de Madrid. Et Ancelloti chantait un truc qui m’colle encore au coeur et au corps: » Got my mojo working »
On n’oubliera pas pour autant qu’Ancelotti a fait preuve d’une grossière faute de goût en allant entraîner plus haut, ce qui est moins qu’un club.
On n’oubliera pas non plus qu’il s’est fait licencier par De Laurentiis à Naples ( comme Rudi Garcia, preuve que cela n’arrive pas qu’aux meilleurs) le nouveau club d’Antonio Conte qui a perdu ce week-end 3-0 à Vérone.
Conte et son titre de champion de série B avec Bari, ses 3 titres de champions avec la juve, son titre de champion avec Chelsea et son titre de Champion avec l’inter finira sans doute au Fenerbahçe au début de l’hiver, en remplacement de Mourinho. Car si pour ces gens là le soleil se couche souvent à l’est, il finit toujours, un jour, inexorablement, par décliner.
Tout le monde ne peut pas être Raymond Goethals
Allez l’OM💙🤍
