D’un Amour Qui La Flingue (12)

D’UN AMOUR QUI LA FLINGUE

12.

Pas d’hôtel sur l’île ; seulement une auberge : auberge de vieillesse, en quelque sorte.

Tenue, si on ose dire, par un vieux bougre, libidineux à souhait.

Marie obtint une semi-chambre individuelle, évitant le dortoir, on est pas des bêtes.

Au soir, pour le dîner, la tablée était sans doute plus fournie qu’à l’ordinaire.

Y’avait le capitaine du bateau, qui avait une sacrée descente (qui en doutait ?), le jeune couple, un peu à l’écart, qui gloussait et chuchotait à l’envi, le notaire-toubib qui est en fait agent d’assurance.

Marie mangea de bon cœur la potée servie, agrémentée de pinard puissant, mais peu nuancé. Calva en tournées générales, pour finir.

La journée avait été fatigante, ne serait-ce que les embruns.

Elle s’endormit facilement, ce soir-là, du bon sommeil du travailleur de force, ses rêves furent peuplés de chatoyances et visages amères, et, pour être exact, bien sûr que si, on est des bêtes.

Publié par anakin999

Caillolais (Marseillais de l'Est), 45 au compteur, papa, fan de l'OM et locataire du Vél depuis toujours. Oscille ses émois entre Tigana et Canto, les fils du village. Rédacteur inspiré des deux mamelles de la vie : l'OM et les mamelles (de la vie).

4 commentaires sur « D’un Amour Qui La Flingue (12) »

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