Petite histoire aléatoire, parcellaire et foutraque du STADE

Episode 2: Le Raffinement à la Romaine

Dans l’antiquité romaine, le stade grec, long et ovale devient le cirque, très longue plateforme ou ont lieu les courses de chars et les épreuves sportives (le plus connus, étant sans doute le cirque Maxime) à ne pas confondre avec l’amphithéâtre, de forme ronde entouré de gradins ou avait lieu toutes sortes de jeux forts divertissants. Le plus connus, le Colisée, pouvait accueillir 50000 personnes. Les Jeux ou « Ludis » ne comprenaient pas la Gladiature (mot existant réellement, pas que dans mon cerveau malade, vous pouvez vérifier si vous ne me croyez pas, espèces de saint Thomas), qui faisait partie des « munera », autre joyeusetés que nous explorerons plus bas… Malgré tout il y avait quand même des combats, mais des combats d’esclaves (et pas au stade), pour honorer les dieux ou la mémoire du défunt, d’où le caractère sacré, munos, qui ont leur calendrier propre. Le temps passant, les munos se désacralisent et deviennent ludos, un jeu, moment ou la gladiature est crée, et le métier inventé, aux alentour de fin 3 eme av JC.

Circus maximus

On retrouve à peu près les mêmes origines chez les romains que chez les grecs, de toute manière, ils leur ont tout piqués, la mythologie, l’architecture, la mode, le sport…. Comment faire confiance à un peuple dont les fondateurs ont été élevés par les loups? (Nan j’rigole, un de mes surnoms c’est Mowgli). Ces jeux étaient aussi censés honorés les dieux, et étaient pratiqués par les fils de la noblesse romaine.

1 Le Cirque

Au départ, il y en avait très peu (des jeux), les Consualias le 21 aout et le 15 décembre. (sûrement organisés par les consuls; représentants élus tout les ans par le peuple, on est vers -500, et c’est la République), et les Equiria, le 27 février et le 14 mars tout les deux pour honoré Mars, le grand couillon qui pense qu’à la baston. Certains ludis étaient tout les 5 ans, les ludis Taurei, et d’autres tout les 100 ans, les ludis Séculariis. Les ludis Magni (fiques mi raisin), les plus prestigieux s’étalaient sur 16 jours en septembre, et comprenaient aussi des jeux scéniques, (matchs d’impro?) qui étaient très appréciés. 5 ou 6 par an c’est bien assez, vu le bordel que c’est à organiser. Les épreuves favorites sont les spectaculaires courses de char. (En même temps, avec des « desultores » des cavaliers super habiles pour sauter d’un char à l’autre, tu m’étonnes que le public soit en transe!) Mais pour des évènements plus modestes, c’était plus des fêtes sportives de quartiers, lutte d’ivrognes, boxe de légionnaires, course autour du pâté de maison…

Seulement, vers -214, en pleine guerre punique (ta gueule!) la populace a peur, les restrictions alimentaires sont quotidiennes ( » une heure de queue pour avoir son garum, vous vous rendez compte Madame Quilucrus!  » Oh oui ne m’en parlez pas, je n’arrive plus à trouver de la gelée de foie de castor pour mon masque anti-âge! « ). Bref, il faut trouver, une solution, (contre le désarroi des gens, pas pour la gelée de castor), et c’est sans doute un curé ou un consul qui propose d’organiser d’autres jeux, et BAM, on se retrouve avec pléthore (fallait le placer celui là!) de ludis, les Apolinaires, les Megalens, les Florales…. A la fin de la République, -26 av JC, on compte 76 jours de jeux dans l’année dont 16 jours que pour les courses de char .

D’autres jeux venaient compléter le programme, notamment lors de victoires militaires, les généraux vainqueurs étaient « portés en triomphe » lors d’un défilé géant avec moult prisonniers, qui finiraient dans un remake de leur défaite. Trajan pour fêter sa victoire contre les Daces à donner des festivités pendant 123 jours, avec 11000 animaux et 10000 gladiateurs, (les uns nourissent les autres et inversement, c’est pratique!!). Bon c’était en 107 ap JC donc c’est pas censé être là, mais ça illustrait bien le propos).

Le truc qui en jette un max, c’est la Pompa Circensis, le défilé d’ouverture jusqu’au lieu du spectacle. Ils n’avaient pas de fumis à l’époque pour mettre l’ambiance, ils faisaient donc comme il pouvaient, les aristosportifs devant, le plus souvent par équipe, à cheval ou à pied (sans doute bouffis de morgue et d’arrogance), ensuite les cochers avec attelages, les spartores (aspergeurs d’eau) et les hortators (exhortateurs, gueulant comme des malades pour encourager leur équipe), puis les porteurs de pancartes annonçant le nom des sportifs et de leur chevaux), ensuite les athlètes, puis les « ludiones », enfants costumés en soldats, dansant comme des satyres avec moults obsénités (ça, ça vous aurait plu les gars!), puis les musiciens, les porteurs de parfums, d’encens, de vaisselles précieuse, d’offrandes aux dieux, (un truc qui plairait beaucoup à nos Divas je pense) puis les porteurs d’images et de statues divines, puis fermant la procession, les consuls, magistrats, prêtres chargés des sacrifices, plus d’autres baltringues gratte papier sans intérêts, genre un scribe qui note toute les conneries du sénateur, « ça fera ptêtre un bon livre de blagounettes pour sa retraite!! » Enfin laisse tomber la taille du Boulevard pour faire passer tout ce petit monde, c’est pas pour rien qu’ils l’ont appelé le Champs de Mars, parce qu’à Mars, on exagère toujours!!

Il est important de noter que les Romains étaient très à cheval sur l’équité et sur l’équidé aussi…(pas comme certains enturlupins de notre connaissance qu’on laisserai bien un moment avec un étalon surexcité). Blague à part, le sport pilier de la romanité, (comme de coubertin mais lui j’en parlerai dans un prochain article). Bref très pointilleux sur l’équité sportive, ils n’hésitaient pas à suspendre une course et à rallonger le nombre de jours de compet, de nombreux cas en attestent.

2 L’amphithéâtre, ou la naissance du Stade moderne: réceptacle des Munera, Venationes et autres Naumachies (pas partout, je viens de nettoyer!)

L’empire, ou la folie des Grandeurs

Le Colisée, à l’origine prénommé Amphithéâtre Flavien, construit de 70 à 80 ap JC, pour faire oublier Néron, despote sanguinaire et mégalo (tiens c’est un pléonasme, ça… et bim pléonasme de placé!), qui s’était fait construire un somptueux domaine de ouf malade pour ses orgies personnelles, ça peut aider quand on est un ultra riche, mais ça doit créer des maladies psychiatriques, genre le gars il se prend pour dieu! Bref c’est l’empire, avec un dictateur psychotique. Dépossédé de son pouvoir, Néron se suicide et il se prend post mortem, une damnatio memorae, (on détruit tout ce que t’as construit, on tue tes enfants, on fait disparaître toutes trace de toi…) et l’empereur d’après, Vespassien décide la construction de l’amphithéâtre sur les décombres du palais de l’ancien tyran. Le Vespassien malin, avait tout prévu, mais il trépassa un matin, avant l’inauguration du machin. C’est le Titus, qui le termine, (avec ses ptits bras..) et qui pour l’inauguration « donne » une Naumachie. (le gars il la « donne », avec nos impôts, ouais il la donne! le truc coûte des millions et il la donne.?. genre c’est un tyran, mais il fait ça pour « le plaisir de faire plaisir »? Alors que le gars est empereur? Non mais la je sens qu’il y a un truc qui cloche.) Bref qu’est ce que la Naumachie? C’est une mini bataille navale, avec des vrais cadavres qui flottent. Celle « donnée » par Titus était une reconstitution de la bataille entre Corynthe et Corcyre. Je te dit pas! pour une inauguration, le succès qu’il à eu!! Le peuple se disait, « on a bien fait de trimer pendant 10 ans et de payer des impôts pour un résultat pareil, Waow le choc! », le gars il organise un truc monstrueux, les spectateurs n’en reviennent pas, les cris assourdissants, bref toute la populace et conquise par ce joyau d’architecture qui servira de « stade » pendant 500 ans. Mais pas que. Genre y a même la :

Journée-type de l’amphitéâtre: On commence la journée par un ptit défilé de présentation de tout les protagonistes de la journée pour dire Avé, (la « Pompa gladiatoria »), on enchainait par une petite Venatione

Les Venationes: (organisées aussi du temps de la république): combats entre animaux sauvages (affamés et maintenus dans le noir pendant plusieurs jours pour être bien énervés). Mais aussi chasses aux animaux exotiques (crocos, hipopo, ours…) dans leurs « habitats » d’origine, recrées pour l’occasion. (en plus, ça permet de justifier les conquêtes) les sylvae ou des forêt sont recrées et où apparaissent des animaux introduits tour à tour, les citadins étaient comme des oufes! Ils entrainaient même des chevaux et des taureaux à nager, pour recréer des créatures mythologiques… Bref le public adorait ça, et il votait pour celui qui avait fait le plus beau spectacle. (sous la république). On pouvait aussi voir des otaries des ours ou des lions dressés, faire des numéros.

Pendant la pause déj, « the show must go on » c’est au tour des comdamnés à mort d’avoir leur heure de gloire, y avait pas de façon préétablie pour en finir, c’était selon l’imagination du metteur en scène, (« ah ouai, la semaine prochaine on colle des plume à un type et on le balance du haut d’une structure, ça va faire Icare »!). Etonnement, c’était pas la partie préférée des gens, qui allaient manger ou boire avant de revenir voir la suite. Organiser des condamnations à mort en public de temps en temps, ça aide à maintenir l’ordre, tout le monde se tient à carreaux et n’a pas envie d’être au programme pour la prochaine fois. Y a que les chrétiens qui sont trop cons et qui pensent que le paradis existe, donc autant en finir rapidement, mais bon finir en martyre, ça peut faire des émules, et après tu te retrouves avec tout un tas de lemmings morts en bas de chez toi…(ou je vais chercher ça?)

A table!

Les Munera, paris sportifs sur chair à vif: sont des combats de gladiateurs. A l’origine, c’était des prisonniers de guerre ramenés pour faire le spectacle, (pour montrer au peuple la supériorité de Rome et le bien-fondé de payer des impôts pour financer ses conquêtes). Mais on s’est vite rendu compte que c’était ptêtre pas une bonne idée de surentrainer des bonhommes (ennemis) et de leur filer des armes. Donc, la gladiature est devenue un vrai métier, (bon, est-ce qu’un esclave fait un métier s’il n’est pas payé? C’était la question philo à deux balles du jour). Un citoyen pauvre pouvait préférer cette carrière à celle de soldat, moins bien payée, tu restes près de ta famille, que 3 à 5 combats dans l’année, combats loyal en un contre un, signes en bas, c’est garantie. Sauf que le gugus qui vient de signer, il sait pas que plus de 25% des gladiateurs meurent lors de leur premier combat… et que l’âge moyen de leur mort, se situait entre 20 et 30 ans…. Voyant tout le fric que générait ces combats, l’état a nationalisé l’organisation de tout les combats privés..

Ce n’est que vers la fin du premier siècle ap JC, que des vilains rabats-joie se mettent à râler. Juvénal, un intello de gauche de l’époque, qui trouvait que c’est un peu dégueulasse, la corruption du pouvoir envers la plèbe, genre on file le rsa aux gens pour qu’ils nous refasse pas la prise de la bastille, et puis on leur file des émotions de dingue pour qu’illes nous adulent et nous en redemandent. L’expression employée à l’époque, « Panem Et Circense », signifiant: « Du Pain Et Des Jeux, serait-elle encore valable aujourd’hui? Bon faut savoir qu’au milieu du 4ème sicle ap JC, il y avait 175 jours de jeux par ans dont 64jours consacrés aux courses de chars, avec 24 courses par jour. Sacrément décadents ces romains! Les chrétien(ne)s non plus n’étaient pas chaud(e)s pour les jeux du cirques, bon illes n’étaient pas une attractions des plus favorites, un(e) chrétien(ne) c’est mou et ça se laisse bouffer sans broncher, aucun intérêt.

Le Vélum, c’est un truc de ouf! le Colisée était recouvert d’une toile gigantesque qui protégeait du soleil, et qui agité par une compagnie de marins, rafraîchissait le public.

Il faut aussi savoir, qu’un amphitéâtre était construit dans chaque ville de province pour montrer lors de spectacle la grandeur de Rome, et inspirer la terreur de l’Empire, (Annakin, nous t’attendons!)

Bref, Bravo et Merci si vous êtes arrivées jusque là!

Marseillement votre!!

PAPI GUIGUI

Ps: Pratiquement tout vient de wikipédia…

j’attends vos retours sincères! (trop long, trop barbant, Hs mais j’accepte aussi les bisous!)

Publié par gui l'homme idéal

Accro à l'om depuis mon plus jeune âge, le père ultra des leur création... Surtout à la radio avec Avi Assouli, j'ai fait mon coming out foot il ya quelques années. Et aujourd'hui, magie d'internet et du streaming, je peux suivre les matchs en direct!! Mais bon en ce moment, ca va un peu mieux avec Cent papa!! Heureusement, y a aussi l'om, mais à l'apéro!!

16 commentaires sur « Petite histoire aléatoire, parcellaire et foutraque du STADE »

  1. Par Toutatis tu y étais mon poto.
    Moi je me suis régalé j’adore l’histoire, d’ailleurs j’ai fait des études d’histoire, donc j’ai trouvé ça top.
    Plein de gros poutous .

    Aimé par 2 personnes

    1. Ouais c’est ptêtre pas tout à fait juste sur les gladiateurs, c’est pas évident, selon les articles, c’est pas les mêmes statistiques, puis sur presque 800 ans d’existence, les règles ont évoluées plusieurs fois, les mises à mort interdites, des armes en plombs,une codification des combats, tu vas pas payer l’apprentissage pour que tes gus se fassent découper directs…

      Aimé par 2 personnes

  2. Bravo Gui ! Quelle somme ! Je me suis permis de la classer, de mettre en exergue la jolie z’image et de la faire connaître au monde entier via Twitter (tête de gondole en sus !!!)

    Aimé par 2 personnes

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