Analyse à froid. OM-Angers : 5-2. Renversant !

Le match : un scénario shakespearien.

Préambule.

Surprise au coup d’envoi. Sampaoli choisit d’aligner une composition en 4-4-2 losange avec Milik et Bakambu en pointe soutenus par Payet. Au milieu Gerson fait son retour à la place de Rongier, et derrière Kolasinac débute sous les couleurs de l’OM tandis que Balerdi compose la charnière centrale avec Saliba. On se dit que les olympiens sont déterminés à changer de visage pour rebondir après la désillusion face à Lyon et enfin retrouver le chemin de la victoire au Vélodrome.

Acte I : l’entame.

Malheureusement, rien ne se passe comme prévu en début de match. On retrouve les joueurs de l’OM encore très fébriles comme on les avaient quitté face à Lyon. Malmenés dans les duels et par la vivacité des attaquants d’Angers, les hommes de Sampaoli prennent des vagues à chaque perte de balle. En deux occasions les visiteurs transpercent la défense olympienne pour mener 2-0 après seulement douze minutes de jeu. Saliba puis Gerson perdent par deux fois le ballon sur le premier but de Fulgini, puis Boufal enrhume Lirola avant de servir à l’entrée des seize mètres Bentaleb dont la frappe contrée par Kamara prend Lopez à contre pied. On se dit alors que la soirée va être longue et que l’OM va boire le calice jusqu’à la lie.

Acte II : la réaction.

Mais le Dieu football a décidé que cette soirée ne serait pas comme les autres. Poussés par leurs supporters, les ciel et blanc mettent à peine sept minutes pour réagir par l’intermédiaire de Milik. Profitant de l’appel de Bakambu et parfaitement servi par Guendouzi, l’attaquant polonais devance Petkovic qu’il trompe d’un subtil ballon piqué. L’OM est relancé. Trois minutes à peine après la réduction du score, Gerson prend les choses en main pour se rattraper de son erreur sur le premier but. Il prend sa chance à 20 mètres et surprend le gardien angevin d’une frappe sèche au ras du poteau. 2-2 à la mi temps malgré une dernière alerte sur le but de l’OM par Ounahi gêné au moment de conclure par l’excellent retour de Saliba.

Acte III : la délivrance.

Au retour des vestiaires, l’OM maintient son emprise sur le match, tandis qu’Angers plutôt que de fermer le jeu continue d’essayer de bousculer son adversaire dès qu’il en a l’occasion. A la 63eme, Milik offre une occasion en or sur une déviation de la tête à Bakambu qui bute sur Petkovic. Ce n’est que partie remise puisque le buteur de l’OM se charge ensuite lui même de conclure, de la tête a la réception d’une passe heureuse de Gerson, puis d’un tacle rageur sur une passe laser lumineuse d’Under, entré en jeu a la place de Bakambu, prenant à revers toute l’arrière garde angevine. Triplé pour l’attaquant polonais qui met définitivement l’OM à l’abri sous les acclamations du Vélodrome. Milik ne passe pas loin d’inscrire un quadruplé d’une frappe en demi volée qui frôle le poteau de Petkovic. C’est finalement Under qui parachève le succès olympien d’une reprise splendide de l’intérieur du pied à l’entrée de la surface. 5-2, l’OM renoue avec la victoire dans son stade de fort belle manière.

Le fait du match : la révolte olympienne.

Douzième minute de jeu, l’OM est déjà mené sur sa pelouse 2-0 face à Angers. Pourtant dans les travées du Vélodrome les supporters continuent de pousser leur équipe. Il flotte dans l’air comme un parfum électrique. Au milieu du terrain, Gerson, fautif sur l’ouverture du score, s’arrache pour récupérer un ballon et le transmettre à Guendouzi. Lucide ce dernier profite de l’appel de Bakambu pour servir Milik démarqué sur sa droite. Le contrôle de l’attaquant olympien semble un peu long, mais celui-ci parvient néanmoins à devancer la sortie de Petkovic pour réduire la marque et relancer les siens. Un but libérateur qui permet à l’OM de croire encore en son destin.

Le joueur : la revanche de Milik

Laissé sur le banc lors des derniers matchs de l’OM, tancé par son entraîneur en conférence de presse et malmené dans les médias, Arkadiuz a répondu de la plus belle des manières en inscrivant un magnifique triplé. Son deuxième sous les couleurs olympiennes après celui de la saison dernière contre cette même équipe angevine. Déjà buteur à Montpellier, l’attaquant polonais a su saisir l’occasion offerte par son coach de montrer qu’il n’avait rien perdu de son efficacité et qu’il pouvait être une arme redoutable pour un OM qui se cherche offensivement depuis plusieurs matchs. Bien épaulé par Bakambu, qui libère des espaces et attire des défenseurs, Milik s’est montré sous son meilleur jour que ce soit face au but, dans ses remises ou son activité. Un vrai plaisir de le retrouver à ce niveau et dans un schéma tactique qui semble mieux correspondre à ses qualités. Si Milik et Sampaoli parviennent à s’accorder, l’OM ne peut en être que meilleur.

Les enseignements du match : le retour de l’OM du début de saison ?

Alors qu’on pensait que Sampaoli resterait figé dans ses choix et son dispositif tactique sans avant centre, le coach olympien a surpris tout son monde en dessinant un 4-4-2 losange liquide, avec un Kamara redescendant dans l’axe central en phase défensive, et en choisissant d’aligner deux véritables attaquants en pointe dès le coup d’envoi. En face, contrairement à ce qu’on pouvait imaginer, Angers est venu a Marseille pour jouer sa chance à fond, laissant des espaces dont ont bien su profiter les olympiens. Le jeu de l’OM a incontestablement gagné en verticalité, en spontanéité et en efficacité. Pour sa première titularisation, Kolasinac a montré de belles choses sur son côté gauche, tandis que Lirola a retrouvé un positionnement préférentiel à droite. Le retour de Gerson a également fait du bien au milieu de terrain, l’auriverde combinant bien avec ses partenaires et étant souvent présent à la conclusion des actions olympiennes. L’apport de Bakambu aux côtés de Milik est également a souligner, même si l’ancien sochalien n’est pas parvenu à convertir ses occasions en but. Si tout n’a pas été parfait, ce nouveau schéma de jeu s’est avéré payant puisqu’il a permis à l’OM de retourner une situation bien mal embarquée. Et de retrouver par moments l’OM emballant du début de saison. Reste à voir si Sampaoli décidera de renouveler l’essai dans un match qui s’annonce plus difficile à Nice, match qui pourrait ouvrir une voie royale vers le stade de France à son équipe en cas de victoire.

Publié par guigslamangouste

Citoyen du monde, accroc depuis au moins 30 ans à l'OM. Ce club représente pour moi un concentré d'émotions irrationnelles. Un vecteur de rassemblement par delà toutes les origines, classes sociales ou frontières. Collectivement on va toujours plus loin que seul.

5 commentaires sur « Analyse à froid. OM-Angers : 5-2. Renversant ! »

  1. Tout est dit. 442 modulable en 443 mais finalement je pense que le système Sampaoli serait idéal si le foot se jouait à 12 avec cette équipe de départ plus Under.

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