Metz-OM:On refait le temps!

On refait la mi-temps ! Laquelle me demanderez vous? Et bien la bonne, tant qu’à faire ! Aucune de celle du match aller contre les Grecs, et pas plus que la première du week-end dernier. On va éviter aussi la seconde mi-temps de mardi soir, si possible. Vous savez,celle où l’on n’a pas cessé de reculer, sans parvenir à mettre le pied sur le ballon. Celle où on a semble sans repère dès le moment où l’on est passé en 4-3-3 (alors qu’en conférence de presse, la veille, Marcelino avait remis cette possibilité pour un autre temps : » Peut être après le 31 août. Mais pas demain, car je n’aime pas l’improvisation »).

Non, même s’il y avait eu du mieux en seconde mi temps contre Reims, il est un temps ( un mi-temps devrais je dire) sur ce début de championnat durant lequel nous avons déployé, comme une promesse, un football leché, coordonné, et chatoyant, ce sont bien les 45 premières minutes de ce match retour de tour préliminaire.

Le temps est une invention qui n’enrichit que les Suisses, et tout est une question de temps en ce début de saison. Le temps de la préparation et le compte à rebours avant les tours preliminaires. Le temps de trouver 1 cohésion d’équipe. Prendre le temps de s’adapter à de nouveaux joueurs, une nouvelle tactique, et une nouvelle philosophie de jeu. Un temps d’avance sur le défenseur. Prendre le temps, ou non, de regarder une main dans la surface, une poussette, ou un Harit en arrière plan qui ne s’est pas écroulé tout seul. Le temps d’un match qui dure une ou deux minutes de trop. Le temps d’évacuer le stress, sa frustration, et le déclassement que l’on subit depuis un an, avant de s’élancer pour tirer un penalty. Le temps de digérer. Le temps de récupérer. « Le temps d’apprendre à vivre, il est déjà trop tard, Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l’unisson, Ce qu’ il faut de regret pour payer un frisson, Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson, Ce qu’il faut de sanglot pour un air de guitare, Il n’y a pas d’amour heureux. » Et Matteo je t’aime encore comme au premier soir !

Nous avons donc bien joué une mi temps d’une valse à quatre temps. C’est beaucoup plus troublant, c’est beaucoup plus troublant, et il est des soirs comme mardi où j’aimerai remonter le temps pour danser une valse, une valse à Milan. Alors qu’aujourd’hui, pour les matchs qui comptent, pour les rencontres à enjeux, nous restons sourd. Pourtant, une valse ça s’entend, A chaque carrefour, Dans Marseille que l’amour Rafraîchit au printemps.

Une valse à Milan, c’était une histoire Belge, et je parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. En attendant, je ne suis certain que d’une seule chose: le besoin de consolation de l’être humain est impossible à rassasier.

« En ce qui me concerne je traque la consolation comme le chasseur traque le gibier. Partout où je crois l’apercevoir dans la forêt, je tire. Souvent je n’atteins que le vide mais, une fois de temps en temps, une proie tombe à mes pieds. Et, comme je sais que la consolation ne dure que le temps d’un souffle de vent dans la cime d’un arbre, je me dépêche de m’emparer de ma victime. Qu’ai je alors entre mes bras ? Puisque je suis solitaire : une femme aimée ou un compagnon de voyage malheureux. Puisque je suis poète : un arc de mots que je ressens de la joie et de l’effroi à bander. Puisque je suis prisonnier : un aperçu soudain de la liberté. Puisque je suis menacé par la mort : un animal vivant et bien chaud, un cœur qui bat de façon sarcastique. « 

Puisque je suis supporter olympien: un rêve lointain de gagner une coupe moins inaccessible, ou du reste la perspective de ne pas y faire seulement de la figuration. De belles affiches restent possible, et l’on peut se prendre au jeu de revivre une aventure semblable à l’an 2018, si nous sortons des poules.

Le besoin de consolation est donc impossible à rassasier. Et, en cette période de canicule et de beau temps, il faut aujourd’hui se consoler d’avoir pris un mister freeze ( en anglais dans le texte) dans le uc. Nous n’allons pas faire de référendum, il faut évacuer sur les joueurs messins la frustration et la rancœur. Avec du mouvement et des combinaisons. Avec des jambes aussi lourdes que le cœur. Avec la rage pour tenir debout et la victoire au bout comme moyen d’expiation. Avec l’envie de prouver que nous avons de la qualité en haute definition. Comme nous l’avons montré en première mi-temps. Comme une envie d’aller plus haut de temps en temps. Comme une hirondelle qui fera notre printemps. Comme une promesse, que nous voulons voir durer, si possible, dans le temps.

Allez l’OM !

Pour demain et pour longtemps !

PS: un bon anniversaire à ma mangouste🎂🍻🍺🍻🍾🍻🥂🍾🥳🥳

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