Belote et rebelote. Nice-OM : 1-0.

A l’issue de 15 jours d’une trêve internationale interminable nous étions tous impatients de retrouver notre OM. Nous avions en effet grand besoin de nous changer les idées, besoin de légèreté, besoin de vibrer à nouveau au rythme de notre passion.

Forts de l’arrivée de Gattuso et d’un succès plutôt convaincant face au Havre lors de la dernière journée (3-0), nous étions impatients d’en découdre. Il flottait dans l’air l’espoir d’enclencher une nouvelle dynamique, l’amorce d’un renouveau après un début de saison qui tournait au vinaigre. Quoi de mieux pour confirmer ce regain de forme et accumuler de la confiance qu’un résultat probant en terre niçoise avant d’aborder une série de matchs importants (AEK Athènes, Lyon, Lille, AEK Athènes, Lens) ? Quoi de mieux que se jauger face à un adversaire toujours invaincu cette saison, face à la meilleure défense du championnat et face au tombeur de Monaco et du PSG ? Tout ceci avait quelque chose d’excitant.

Après avoir eu le temps de travailler pendant une dizaine de jours avec son groupe, Gattuso pouvait compter pour cette affiche sur un effectif quasiment au complet à l’exception de Gigot laissé au repos. Lodi, Veretout et Kondogbia étaient de retour, même si les deux derniers nommés n’étaient pas encore au top de leur forme après leur retour de blessure. Le onze de départ aligné côté marseillais semblait plutôt logique. Gattuso faisait confiance à Ounahi pour épauler Rongier au milieu de terrain. Ce choix pouvait déboucher sur un déséquilibre défensif assumé, mais c’était aussi l’occasion pour l’international marocain de se montrer à son avantage à un poste plutôt taillé pour lui.

Dès le coup d’envoi on assistait à une bataille tactique entre deux formations prudentes. A ce jeu là l’OM prenait légèrement l’avantage sur son adversaire. Gattuso demandait à ses joueurs de presser lorsque les Niçois essayaient de passer sur les côtés, Harit et Aubameyang s’appliquant à couper les lignes de passes entre la défense et le milieu niçois dans l’axe. Et défensivement ça fonctionnait plutôt bien. Nice décidait pour sa part de réduire les espaces en se positionnant bloc bas, abandonnant quasiment toute velléité offensive. Malgré quelques inspirations d’Amine Harit, l’OM avait du mal à se créer des occasions et à trouver des espaces pour ses attaquants. Les olympiens étaient entravés dans leurs intentions offensives par leurs trop nombreuses imprécisions techniques et par les non moins nombreuses fautes commises par les aiglons pour couper toutes les actions de transition. Sarr se voyait logiquement refuser un but pour hors jeu et c’était à peu près tout. Côté niçois, seules quelques percées de Sanson posaient parfois problème aux olympiens et Moffi, bien contenu par Balerdi, faisait passer un premier frisson sur une frappe à l’entrée de la surface.

Au retour des vestiaires, le rythme du match n’augmentait guère. Les Niçois essayaient de se montrer un peu plus menaçants en allongeant le jeu pour jouer les seconds ballons sans se procurer de véritables occasions. La ligne d’attaque olympienne était pour sa part toujours aussi peu inspirée. Amine Harit disparaissait au fil des minutes des radars sur lesquels Ounahi était invisible depuis le début du match. Une invisibilité partagée avec Aubameyang qui avait décidé d’enfiler son plus beau costume de fantôme d’Halloween.

Tout allait basculer en quelques minutes. Tout d’abord m, Pau Lopez blessé sur un dégagement était contraint de laisser sa place à Blanco. En position idéale, Aubameyang croquait ensuite la feuille de match sur un face à face perdu devant Bulka après un service en profondeur de Rongier. Jusqu’alors convaincant, Balerdi retombait une nouvelle fois dans ses travers en prenant deux cartons jaunes stupides en quatre minutes pour laisser ses partenaires à dix. Et sur le coup franc qui suivait, Gattuso ne pouvait effectuer le double changement qu’il demandait. Guessand en profitait pour échapper au marquage de Rongier et tromper Blanco de la tête. C’en était trop pour l’OM qui ne parvenait pas à réagir en infériorité numérique. Harit de la tête puis Ndiaye se procuraient bien les opportunités d’arracher un nul, mais Bulka et la maladresse chronique olympienne s’y opposaient.

Une fois encore l’OM laisse passer une occasion de s’imposer et de se replacer au classement dans un match pourtant largement à sa portée. Une désillusion de plus qui en dit long sur les limites de cette équipe et sur la saison qui nous attend. L’incapacité de l’OM à gérer temps forts et temps faibles, à convertir ses occasions et à rester concentré pendant 90 minutes est rédhibitoire à toute ambition sportive. Techniquement et physiquement il reste beaucoup de travail pour Gattuso et ses joueurs. Dépité au coup de sifflet final, l’entraîneur italien prend peu à peu conscience de l’ampleur de la tâche qui l’attend. L’OM est toujours malade. Heureusement il nous reste le rugby, le foot féminin et la belote.

Publié par guigslamangouste

Citoyen du monde, accroc depuis au moins 30 ans à l'OM. Ce club représente pour moi un concentré d'émotions irrationnelles. Un vecteur de rassemblement par delà toutes les origines, classes sociales ou frontières. Collectivement on va toujours plus loin que seul.

2 commentaires sur « Belote et rebelote. Nice-OM : 1-0. »

  1. Salut.
    Le podium est à 6 points, l’Europe à 4 ou 5.
    Il est impossible de rater tous les matchs d’un cheveu pendant toute une saison comme ça nous edt déjà trop arrivé depuis cet été.
    Peut-être ferons-nous une « Monaco » cette année, boulet à l’aller et canon au retour.
    Quoi qu’il en soit je ne céderai pas au pessimisme 😉

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