Une semaine de foot dans un monde de fou (et inversement…)

Lundi :

Alors que le football grec, gangrené par la violence, a vu le gouvernement décréter le huis clos total pour tous les matchs jusqu’au 12 février. Alors qu’un homme est décédé à Nantes en marge du déplacement des supporters niçois, et que la photo de Grosso a fait le tour du monde. Alors que les cris de singe retentissent dans toute l’Europe latine et plus si affinités. Alors que les supporters de Chelsea n’ont rien trouvé de plus intelligent que de se moquer de la pauvreté des habitants de Liverpool dans leurs chants. Alors que mafia, racisme, et hooligan vivent des jours heureux dans les clubs d’Europe de l’est et auront de nombreux enfants. Alors, alors, alors que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, un match très tendu en Turquie entre Ankaragücü et Rizespor, marqué par une expulsion de chaque côté et une égalisation des visiteurs dans les derniers instants (score final 1-1), s’est soldé par la descente du président du club local Faruk Koca sur le terrain, au coup de sifflet final, venu coller une droite à l’arbitre central, Halil Umut Meler.

Sur les images ci dessous, nous pouvons noter que le Président Boxeur, Faruk Koca cola est pétillant, et cherche à péter la rondelle de citron arbitrale. Que l’arbitre assistant s’est courageusement écarté pour laisser son collègue s’en prendre plein la tronche. Que la lâcheté est une vertue parfaitement répandue quand on voit les abrutis venus dans le sillage présidentiel donner des coups de pieds à un homme à terre…

Réactions d’indignation bien sur, d’Infantino qui a twitté depuis son jacuzzi au Qatar, à Erdogan qui a suspendu le championnat turc pour une dizaine de minutes ( jusqu à nouvel ordre, en réalité, et le championnat a donc normalement repris ce week-end, pour marquer le coup)

Dans la foulée, le président-Boxeur, ancien député de l’AKP, le parti présidentiel, qui avait reçu la saison dernière un prix pour son fair play (imaginez les autres, alors…) fut visé par un mandat d’arrêt et contraint de presenter sa démission, ainsi que les excuses qu’il pouvait : » Rien ne peut justifier la violence que j’ai commise et que je n’ai pas souhaité « . Évidemment. Ce n’est pas de sa faute. Il est descendu d’une tribune, a traversé le stade, pour coller une droite à l’arbitre, mais c’est une violence qu’il n’a pas souhaité ? A quel moment vont ils arrêter de nous prendre pour des truffes?

Et si cela s’était passé en France, qu’aurait été la réaction de Vincent Labrune?

« Il faut interdire les déplacements des Presidents »?

Mardi

Les 36 clubs de la DFL ( l’équivalent allemand de notre LFP à nous) ont voté (24 pour, 10 contre, 2 abstentions) pour l’entrée de capitaux privés en son sein ( ou seing, ou saint, rayer la mention inutile). En gros, les clubs ont donné leur accord pour avoir un fonds d’investissement qui reste à déterminer dans leurs entrailles en échange de 2 milliards d’euros , ignorant les signaux venus de France et d’Espagne.

Les clubs avaient retoqué en juin une première proposition des instances, mais après quelques modifications portant surtout sur la répartition et la distribution du butin, les clubs ont donc à leur tour vendu leur âme au diable.

Le vote n’est pas exempt de suspicions, le président de Hanovre, par exemple, ayant voté favorablement alors qu’il était mandaté par son conseil d’administration pour voter non…

Mais, surtout, les fans allemand, très opposés à la réforme, n’ont pas abdiqué et compte bien contraindre la ligue allemande à jeter sa réforme à la poubelle. Dans un communiqué, ils ont annoncé leur intention de boycotter ce week-end les 12 premières minutes de chaque match des 2 premières divisions. « C’est pas comme ça que la ligue risque de plier » me direz vous. Détrompez vous: 12 minutes de grèves des chants est une référence au mouvement 12:12 en 2012 où un silence ovservé pendant 12 minutes et 12 secondes dans tous les stades d’Allemagne, pendant plus d‘un mois, avait fait plier les autorités, lesquelles avaient dû renoncer à leurs réformes sécuritaires (elles voulaient l’interdiction des places debout, de l‘alcool, des déplacements plus encadrés, les billets nominatifs…, tout avait été abandonné après la mobilisation massive des fans).

Le foot, c’est nous !

A consommer avec modération…

Mercredi

Ligue des champions et psg… je suis en grève !

Jeudi

L’OM se déplaçait à Brighton en conclusion de la phase de poule, afin de determiner qui, de nous ou des mouettes, terminerait en tête ou passeraient par les barrages.

Gattuso reconduisait le 3-5-2 qui avait su se montrer séduisant, et annonçait clairement qu’il venait jouer la victoire, précisant qu’une équipe qui jouerait le nul contre De Zerbi Hancock serait amenée à se faire exploser

Au final, si l’OM à eu les occasions les plus dangereuses jusqu’à l’action fatale de la 87* minute, l’OM s’est clairement fait manger au milieu de terrain, Ounahi n’ayant toujours pas l’impact coupe du monde attendu, et Veretout paraissant à côté de ses pompes ce jeudi. Il y avait techniquement, malheureusement, 2 classes d’écart entre les 2 effectifs, et les anglais ont monopolisé le ballon, sans se montrer tranchant dans les 16 m. L’OM misait sur sa solidité défensive ( première titularisation reussit de Meite, dans 1 contexte compliqué, qui donne envie d’en voir davantage, Balerdi fiable et inspiré sur ses ouvertures, et Mbemba égal à lui même) et tentait de miser sur sa vitesse pour procéder en contre, mais peinait à ressortir proprement les ballons.

On touche une fois de plus aux limites de cet effectif, tant quantitatives que qualitatives, avec des joueurs (vu qu’il n’y a personne pour faire tourner) rincés à force de jouer tous les 3 jours ( on rappellera notre déficit physique chronique cette saison et la prepa pourrit de Marcelino). Lodi ne mettant plus 1 pied devant l’autre, on le remplaçait, à gauche, par Murillo, lateral droit et sans trop de repére de ce côté ci, coupable d’une faute de marquage qui offrait le but aux anglais. Pour le reste, les remplacements n’eurent absolument pas l’effet escompté, Sarr et Ndiaye restant toujours aussi brouillon, et Kondogbia à court de forme. Coaching perdant donc, ou plutôt coaching dans les près, fleurissent, fleurissent, coaching dans les près depuis la fin de l’été…

Si la plus belle femme ne peut donner que ce qu’elle a, Gattuso, qui est tout sauf la plus belle femme du monde, soit dit en passant, compose avec les joueurs qu’il a sous la main. On peut toutefois regretter qu’il n’ait pas juger utile de renforcer le milieu de terrain, laissant l’invisible Ounahi sur la pelouse tout le match, alors que l’OM prenait de plus en plus le bouillon dans ce secteur du jeu.

Défaite 1-0 donc, et l’OM devra passer par les barrages contre une équipe reversée de la ligue des champions pour poursuivre son aventure européenne. Ceci dit, il est à noter que nous terminons à l’une des 2 premières places d’une poule, pour la première fois depuis l’automne 2017… 

« Je me souviens des soirs là-bas et des sprints gagnés sur l’écume, Cette bave des chevaux ras, au raz des rocs qui se consument, Ô l’ange des plaisirs perdus, ô rumeurs d’une autre habitude, Mes désirs, dès lors, ne sont plus Qu’un chagrin de ma solitude… »

Léo Ferré

Vendredi

Procès de Galtier et règlement de compte sur la promenade d’Ineos. Si l’ancien adjoint d’Alain Perrin à semblé maladroit dans sa défense (le « J’ai aussi appelé Nicolas Pallois King Kong » rappelant une Nadine Morano en short: »J’ai un ami noir » ‘J’aime beaucoup le couscous »), et si Galtier à fait venir un médecin du Qatar ( décidément…) pour parler des effets du jeûne sur l’organisme, le reste du procès a consisté à un « parole contre parole écrite », les accusateurs n’ayant pas fait le déplacement.

12 mois avec sursis et une amende ont été requis par le procureur, en l’absence totale de preuve, chacun se renvoyant la balle de foot.

On retiendra l’inimitié profonde entre l’ancien coach niçois et ses 2 principaux accusateurs, Fournier et son ancien adjoint imposé par le meme Fournier, Giorgia ( celui ci chargeant Galtier de plusieurs propos racistes quand Galtier dira au procès qu’il n’a jamais connu une personne aussi raciste que Giorgia…note pour plus tard: Galtier demandera à Fournier durant la saison de virer Giorgia pour incompetence.).

Une inimitié confirmée à la barre par Jean Pierre Rivere: »Ce qui me dérange, c’est qu’à partir du moment où Fournier a compris qu’il allait perdre son poste, il a voulu tuer Galtier professionnellement « 

Pour le reste, des incoherences, notamment sur la chonologie des faits enoncés par Giorgia, ou encore Fournier: « le mail qui est sorti dans la presse était mon brouillon » ecrit il.

Ainsi,le mec a écrit un brouillon qu’il a envoyé, ce qui fait que ce n’était plus un brouillon, qui a donc été reçu par une seule personne qui ne » l’a pas fait fuiter, » mais que l’After Foot a eu. Tout cela est d’une logique implacable. Je suis content de ne pas être juge. Parce que c’est quand même fou ces brouillons qui se permettent de sortir des boîtes de brouillons comme ça… C’est skynet: on commence par rendre les mails intelligents, ensuite ils veulent sortir le soir tous seuls (la preuve, ce mail-ci). Bientôt, ils rentreront bourrés et chanteront des chansons paillardes.

Moralité: au terme d’une journée de procès suivi avec rigueur, je suis toujours incapable de dire si Galtier est raciste ou non, ni même s’il a tenu les propos qu’on lui « prête « 

En revanche, je suis encore plus convaincu que Fournier est 1 grosse merde !

Samedi

Jean Michel Aulas ( oui, quelle semaine..) élu à la vice présidence de la FFF… Je me mets encore en grève !

On pourrait parler de copinage, de sénilité, de prime à l’incompetence, de sa partialité légendaire, de tout ce qu’il pourra faire pour nuire à l’OM…

Ce qui est certain, c’est que JMA, qui s’est réconcilié avec Textor, redevient comme au bon vieux temps le patron des arbitres de ligue1. La seule différence, c’est que maintenant, c’est officiel.

Dimanche

OM-Clermont.

Apres les défaites de Monaco et de Nice, et avant un Paris-Lille, l’OM à l’occasion inespérée de recoller aux équipes de tête, à condition de retrouver un second souffle et surtout de ne pas prendre de haut la lanterne rouge du championnat ( souviens toi d’Ajaccio…).

Samedi, en conférence de presse, un Gattuso, qui avouait etre tres fatigué par ses premiers mois olympiens et la pression inherente au club, rappelait à tous que le match était loin d’être gagné d’avance: « Clermont ? Honnêtement j’ai un peu peur car nous avons tout à perdre. La plus grande erreur serait d’imaginer un match simple. Je lance un appel au public. Il faut une ambiance de finale, c’est un match fondamental ».

L’OM, qui est invaincu à domicile cette saison, et reste sur 3 victoires consécutives au Vélodrome, pourra de nouveau compter sur le soutien d’un stade à guichet fermé pour tenter de revenir à 2 points du podium.

« Tout va très vite dans le football »,  » l’important, c’est les 3 points ». Qu’importe les phrases qui accompagneront la fin du match olympien, en l’état des forces, je me contenterai de la victoire et d’un peu de joie pour entamer une nouvelle semaine. Juste un peu de normalité, un peu d’ordinaire pour conclure une semaine de foot dans un monde de fou ( et inversement).

Une semaine qui a encore secoué les corps et les esprits. Shake it off, shake it off, comme le chantait la Personne de l’année, élue cette semaine…

Time is on my side

Et allez l’OM !💙🤍

8 commentaires sur « Une semaine de foot dans un monde de fou (et inversement…) »

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