D’un Amour Qui La Flingue (3)

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D’UN AMOUR QUI LA FLINGUE

3.

Jour 1, la plage. C’est pas du sport, plutôt de la contemplation. Hors-saison, il reste des pêcheurs, des chevaux, quelques couples, adultères ou non. Un monde idéal ?

Marie marchait et respirait à pleins poumons ; le temps était beau mais changeant. Elle s’efforçait de garder l’esprit vide, vidée du souvenir de, appelons-le Pierre, ballades identiques, enlacés, fusionnels, un seul et même souffle.

C’est pas tant la mémoire qui blesse que le manque.

Marie marche un bon moment ; elle atteint le Casino : décrépitude qui se voulait arrogante.

Ce soir, elle ira jouer. Elle en a les moyens. Elle aime gagner et elle aime perdre.

Retour à l’hôtel. Déjeuner dans la salle commune ou déjeuner en chambre. Chambre. Mesclun, roastbeef, chocolat liégeois ; arrosés d’un Margaux pas donné. Elle a les moyens, mais pas la fin, se dit-elle.

Le garçon d’étage est souriant, outrageusement, et boutonneux.

Elle regarde les infos en mangeant ; des guerres, des soulèvements,  des banalités ; rien qui la concerne.

Qu’est ce qui peut bien la concerner, désormais, à 40 piges.

Simenon,  Giono, Guillevic.

Elle a promis d’appeler. Elle cherche dans le répertoire, disons à Chéri ou Mamour, elle appelle ; il n’est pas là.

Elle décide d’acheter des journaux, qu’elle ne lira probablement pas. Elle boit un thé-vanille au bar. Elle décide d’aller faire un mini-golf. Il a plu hier. Le score sera meilleur.

Elle se sait douée ; des coups en un, des putts bien assurés, le pont, le moulin, le blockhaus.

Il y a un jeune couple qui joue devant, et un duo de vieux, à sa suite.

Elle rentre ; se déshabille, un œil vers le miroir. Quarante ans et encore très baisable. Elle prend un bain, elle met des tas de trucs parfumants, elle se détend, se vide la tête.

Le cœur, c’est une autre histoire.

Publié par anakin999

Caillolais (Marseillais de l'Est), 45 au compteur, papa, fan de l'OM et locataire du Vél depuis toujours. Oscille ses émois entre Tigana et Canto, les fils du village. Rédacteur inspiré des deux mamelles de la vie : l'OM et les mamelles (de la vie).

4 commentaires sur « D’un Amour Qui La Flingue (3) »

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