Morgan de toi.

Cher Morgan,

4 ans ça passe trop vite. Je me souviens comme si c’était hier lorsque tu es arrivé à l’OM de ton cocon montpelliérain, jeune, bien coiffé, propre sur toi et meilleur passeur du championnat. Premier bon coup du projet McCourt sur le marché des jeunes espoirs français.

Je dois dire que j’étais déjà sous le charme, ressentant même il me semble un léger frisson à l’entrejambe que je n’avais pas ressenti depuis trop longtemps au moment de ta signature. J’étais alors convaincu que tu permettrai à l’OM de retrouver des couleurs et que tu t’épanouirai sous ta nouvelle tunique olympienne comme une fleur sous la rosée du matin. Toi et ton gros…volume de jeu.

Hélas, les espoirs et les frissons se sont évaporés au fil du temps, laissant place à la déception, à l’exaspération, au dépit amoureux en somme.

Morgan nous en avons vécu des choses ensemble ces dernières années. Des belles, des dures, des longues…soirées passées à te regarder cavaler aux quatre coins du terrain comme un teckel hargneux un peu foufou. Te dépouiller pour essayer de rattraper un centre au troisième poteau de Sakai ou un tir manqué de Thauvin. Te décarcasser comme un beau diable pour couvrir une perte de balle de Payet ou un mauvais placement d’Amavi. Tu en auras connu de la concurrence : Gustavo, Kamara, Rongier, Gueye, Lopez, Strootman, Chabrolle…

Tu auras eu la chance d’être façonné à l’OM par deux figures incroyables du football, Rudi le génie tactique et André le bétonneur portugais. Comme des pères bienveillants et attentionnés, tous deux ont toujours su te mettre en valeur pour t’aider à exploiter au maximum tes qualités, te permettre de toucher du doigt ton véritable potentiel et faire en sorte que tu puisses corriger tes défauts.

Oui des défauts. Car toi aussi tu en as Morgan. Derrière ton sourire enjoleur et ton regard de braise tu le sais bien. Mais telle la plus belle fille de la soirée, tu as aussi su sublimer tes défauts. Les élever au rang d’art. En faire ta signature. Tes chevauchées jusqu’au point de corner avant de faire une passe en retrait à Caleta Car. Tes pertes de balle plein axe pour avoir fait la touche de trop. Tes fameuses toupies sur toi même suivies d’une chute au sol. Heureusement, Morgan, même dans ces situations, ton petit fessier rebondi t’as souvent sauvé la mise et préservé d’une fracture du cocxys.

Alors, je sais que c’est difficile Morgan mais il est temps. C’est un crève cœur pour nous deux, mais il est temps que nos chemins se séparent. Il est temps pour toi et moi de faire notre vie chacun de notre côté. Des souvenirs en commun à jamais gravés sur les murs du Vélodrome et dans nos têtes. Birmingham t’attends Morgan. Je suis certain que tu sauras séduire l’exceptionnel Dean Smith et que celui ci sera ton Bielsa.

Pars Morgie. Et ne te retourne pas. C’est notre destin. Adieu. Et allez l’OM.

Publié par guigslamangouste

Citoyen du monde, accroc depuis au moins 30 ans à l'OM. Ce club représente pour moi un concentré d'émotions irrationnelles. Un vecteur de rassemblement par delà toutes les origines, classes sociales ou frontières. Collectivement on va toujours plus loin que seul.

4 commentaires sur « Morgan de toi. »

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