L’analyse à froid. Les maîtres du jeu. Lens-OM : 0-2.

Le match : l’art de la maîtrise.

Pour cette opposition face aux lensois, Sampaoli a décidé de reconduire son dispositif tactique hybride habituel. Exit Lirola et Milik. Retour dans le onze de Rongier et Luis Henrique. Payet est positionné dans un rôle désormais familier de faux neuf.

L’OM attaque le match en prenant les lensois à la gorge. Ces derniers optent pour la tactique du hérisson, bien connue des adversaires olympiens, espérant placer des contres en misant sur la vitesse de Frankowski et Clauss sur les côtés. C’est pourtant dans l’axe que les hommes de Franck Haise parviennent à se montrer dangereux, comme sur cette percée de Fofana qui oblige Saliba à effectuer un retour salvateur pour éviter l’ouverture du score. Néanmoins, ce sont bien les Sampaboys qui dominent les débats et maîtrisent le jeu.

Après plusieurs alertes sur le but de Farinez par Payet et Under essentiellement, mais aussi sur une frappe de Rongier du gauche qui trouve la barre, la tête de Farinez puis le poteau, les joueurs de l’OM sont logiquement récompensés. Sur un centre d’Under, Guendouzi est accroché par Médina au moment de reprendre le ballon et Stéphanie Frappart offre un pénalty à Payet qui ne se prive pas pour donner l’avantage aux siens. Par la suite l’OM continue de faire déjouer les lensois jusqu’à la mi temps, grâce notamment à un gros travail au milieu mené conjointement par Guendouzi, Kamara et Rongier. Les Sangs et Or essayent de réagir, mais Lopez veille avec autorité sur son but comme sur cette excellente intervention au devant de Socota.

Au retour des vestiaires Lens cherche à jouer plus haut et à remettre le pied sur le ballon sans vraiment se montrer dangereux. Payet par deux fois à l’occasion d’alourdir le score, sur une frappe à côté et un coup franc boxé par Farinez. Sampaoli décide ensuite d’offrir à Bakambu ses premières minutes sous le maillot olympien. Il ne faut qu’une seule occasion au nouvel attaquant marseillais pour faire parler son efficacité après une combinaison pleine de spontanéité avec Guendouzi. Et avec l’aide involontaire de Farinez peu inspiré sur ce coup. Une entrée en matière parfaite pour l’ancien sochalien sous le regard de Milik resté sur le banc. L’OM se montre solide en fin de match et s’impose logiquement à Bollaert en prenant une belle revanche sur le match aller.

Le joueur : Bouba Kamara.

Critiqué dernièrement pour certaines de ses performances et surtout pour son refus de prolonger, le minot a sorti un gros match pour éteindre le duo Doucoure-Fofana qui domine habituellement ses adversaires au milieu et nous avait fait très mal au Vélodrome. Colmatant toutes les brèches et relançant proprement la plupart du temps vers l’avant, Bouba a montré qu’il était toujours pleinement impliqué dans le projet olympien même si son avenir à l’OM s’inscrit en pointillés.

Le fait du match : l’entrée de Bakambu.

L’arrivée de Cédric Bakambu à l’OM était accompagnée de doutes légitimes après quatre années passées en Chine et plusieurs mois sans jouer ou presque. Il n’aura fallu que deux ballons à l’ancien buteur de Villarreal pour apporter de la profondeur à l’attaque olympienne et faire parler son sens du but. Une entrée fracassante pour Bakagol à confirmer lors des prochains matchs.

Les enseignements du match : solidité et (marge de) progression.

Enchaînant un quatrième succès de rang à l’extérieur, l’OM reste une équipe redoutable hors de ses bases. Les progrès de l’équipe depuis le match aller face aux lensois sont visibles, même si la marge de progression reste importante. La solidité défensive est incontestablement devenue une marque de fabrique instaurée par Sampaoli. Et l’OM est désormais doté d’un véritable style de jeu, lequel peut aussi montrer ses limites comme on l’a vu face à Lille avec un jeu de possession parfois caricatural. El Pelado devra également répondre aux interrogations sur le rôle de Milik dans les prochaines semaines. Le calendrier à venir semble plutôt favorable aux olympiens et le match en retard à Lyon sera l’occasion de frapper fort en cas de succès.

Publié par guigslamangouste

Citoyen du monde, accroc depuis au moins 30 ans à l'OM. Ce club représente pour moi un concentré d'émotions irrationnelles. Un vecteur de rassemblement par delà toutes les origines, classes sociales ou frontières. Collectivement on va toujours plus loin que seul.

5 commentaires sur « L’analyse à froid. Les maîtres du jeu. Lens-OM : 0-2. »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :