ORAGE, ODE DES ESPOIRS… ???

Tottenham – OM, 21h45, c’est la mi-temps. Après une première période plus que convainquante, l’arbitre renvoie les deux équipes au vestiaires sur un score de parité 0 à 0.

Alors que mon OM aperçoit une éclaircie dans la brume opaque de la Ligue des Champions, un orage monumental s’abat sur mon Gard d’adoption.

Les éclairs fusent de plus en plus, le tonnerre gronde au dessus de ma tête. Cruel dilemme : devrais-je prendre le risque de mater le match alors que l’orage est là tout proche presque à frapper à ma porte ? Ce satané orage aura décidé pour moi… l’absence de connexion internet jumelée à l’indisponibilité du réseau de mon smartphone auront eu raison de mon supporterisme.

Après avoir eu tout débranché et donc, déconnecté du monde, je décide de ranger mon sellier où dorment de fabuleux trésors.

Je prend le premier carton. Après l’avoir vidé de diverses vieux cours de BTS, j’en ressors quelques revues de « ONZE » et de « Mondiale » (avant que les deux ne fusionnent).

Je feuillette les reliques dont l’une d’elles relate les épopées européennes de Toulouse et d’Auxerre (deux promus de ligue 1 cette année) : bon retour à la maison, les filles !!! Bizarrerie du tirage au sort les deux clubs français affrontent les frères ennemis d’Athènes, le Panionios et le Panathinaikos.

Le Panionios se fait littéralement avaler par le TFC qui présente ses deux stars gaucho Beto MARCICO et Alberto TARANTINI ; ROCHETEAU et STOPYRA accompagnent l’attaquant argentin.

De son côté, l’AJA mené par les jeunes CARTONA, BOLI, PRUNIER et DUTUEL frôle l’exploit d’une qualification face au grand PANA.

La même année, l’OM entame sa très longue ascension en coupe d’Europe jusqu’au sacre de 1993, avec une campagne en coupe des vainqueurs de coupes.

Pour info, après les formalités des tours précédents (Lokomotiv de Leipzig 0 à 0 et 1 à 0, Hajduk Split 4 à 0 et 3 à 0 et Rovaniemi 1 à 0 et 3 à 0), le grand Ajax Amsterdam se présente. La marche est beaucoup trop haute malgré un match retour et une victoire historique aux PAYS-BAS.

C’était la saison 1987 – 1988.

A cette époque, point de Ligue du pognon (oups pardon… des champions) avec des poules taillées sur mesure pour favoriser les gros clubs.

C’était l’époque des éliminations directes où chacun avait sa chance contre les gros sur matchs aller et retour.

C’était l’époque où des pays de l’est pouvaient encore rêver d’une victoire finale en coupe d’Europe, comme le Steaua Bucarest vainqueur du grand Barca en Coupe des clubs champions, ou le Dynamo de Kiev corrigeant l’Atletico Madrid en coupe de vainqueurs de Coupes la même année en 85-86. Et que dire des deux belles victoires en coupe de l’UEFA, des suédois de L’IFK Goteborg contre Hambourg en 81-82 et contre Dundee United en 86-87 ???La disparition de la fe coupe des vainqueurs des coupes a été la guillotine des espoirs européens des clubs comme les belges dAnderlecht ou du FC Malines, des géorgiens (ex URSS) du Dynamo Tbilissi ou des écossais d’Aberdeen, tous vainqueurs de cette jadis coupe.

En cette période, le Qatar était un simple petit pays extrêmement riche mais minuscule.

En cette période, point de pétrodollars qui achetait une organisation de coupe du monde.

En cette période, pas de VAR qui fonctionne suivant qui jouait.

En cette période les poteau étaient carrés… et alors ?

En cette période, le banc des remplaçants était beaucoup plus court avec seulement deux remplacements possibles.

En cette période, le joueur de football était droit dans ses chaussures, il ne se roulait pas sur le terrain avec des gestuelles neymardesque à faire jalouser les GRS.

En cette période, les meilleurs joueurs du monde n’étaient pas des sprinters mais de vrais tripoteurs de ballons.

En cette période, trois joueurs étrangers ressortissants de l’Union européenne ne pouvaient faire partie des effectifs de chaque club.

En cette période, le belge Jean-Marc BOSMAN ne savait pas qu’il allait révolutionner le monde du foot et de l’Économie du ballon rond. Et que sa meilleur blague sera prise au sérieux par la Cour de Justice des Communautés Européenne.

Si c’était possible, en cette période j’enverrais bien un T1000 rendre visite à « John CONNAR BOSMAN ».

En cette période, les arbitres étaient des arbitres, pas des salariés qatarisiens ou aulasiens.

Ils étaient justes et droits… oui même toi VAN LANGENHOVE (oups même VOUS Monsieur VAN LANGENHOVE) mais aveugle certe. « Cheh, tu nous as mis le meum, frère ! » comme dirait Presnel DE MAUPASSANT.

En cette période j’aimerai retourné.

Avec le temps, le football évolue mais les souvenirs restent.

Avec le temps, les joueurs perdent le respect, l’amour du ballon, l’amour du maillot, l’amour du club. Tout fout le camp.

Tout fout le camp même cette foutue connexion internet.

#cetaitmieuxavant

L’OM, un mythe, une foi, une religion, un combat… Allez l’OM…

cirillao do massilia

Publié par cirillaodomassilia

49 ans, gardois et supporter de l'OM depuis 1986... 36 ans d'amour et de dévotion, de joies et de peines... Marseillais un jour, marseillais toujours... L’OM, un mythe, une foi, une religion, un combat… Allez L’OM...

10 commentaires sur « ORAGE, ODE DES ESPOIRS… ??? »

    1. Et j’ai retrouvé un album panini Mexico 86…
      Et j’ai pas encore abordé le sujet des coupes du monde actuelles ou le Luxembourg ou Saint marin finiront par participer tôt ou tard… Quel niveau de chiotte ces nouvelles CDM 2.0 !!!!

      Aimé par 1 personne

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