Analyse à froid. SCO Angers-OM : 0-3. Singing in the rain.

Premier point: Après deux semaines de trêve internationale et à quelques jours d’un match de la dernière chance face au Sporting en Ligue des Champions, Igor d’Osgorre décide de faire tourner son effectif en alignant un trio offensif composé de Suarez en pointe et de Payet et Gerson en soutien. L’occasion pour eux de prouver qu’ils peuvent toujours servir à quelque chose malgré des performances jusque là très décevantes. Conséquence, Guendouzi redescend d’un cran et retrouve un poste plus en phase avec ses qualités aux côtés de Veretout. Sur les côtés la suspension de Tavares et l’absence de dernière minute de Kolasinac pour blessure obligent Tudor à aligner enfin Kabore côté droit et à décaler Clauss sur le flanc gauche. Enfin en défense on retrouve la triplette Mbemba, Balerdi, Gigot. Aligné dans l’axe de la défense à trois, le bellâtre argentin se voit ainsi offrir une nouvelle chance de convaincre.

Second point : Sous une pluie battante, l’entame de match marseillaise est particulièrement laborieuse. Les trois de devant sont livrés à eux mêmes, le pressing collectif est inexistant et le bloc équipe semble coupé en deux, ce qui permet aux angevins de trouver des espaces et de se procurer les meilleures occasions. L’apathie collective des phocéens se poursuit jusqu’à la 35eme minute et l’ouverture du score sur un exploit individuel signé Clauss qui se joue de Valéry pour allumer un pétard de son pied gauche au premier poteau (0-1). Pas malheureux d’ouvrir le score sur sa première véritable occasion, l’OM lance enfin son match.

Troisième point : Après la pause les olympiens reviennent sur le terrain avec de meilleures intentions. Le bloc équipe joue plus haut et commence à presser l’adversaire de manière beaucoup plus coordonnée. Sur une relance mal assurée de la défense angevine, Clauss intercepte et effectue un rush pour servir parfaitement un Suarez jusque là peu inspiré. Laissé complètement seul dans les 16 mètres, le Colombien n’a plus qu’à fusiller le gardien du SCO pour s’offrir son troisième but de la saison (0-2). En grande forme, Clauss profite ensuite d’une projection et d’un dribble inspiré de Gigot dans la surface adverse pour adresser une nouvelle passe parfaitement sentie vers Gerson. Le brésilien enchaîne avec maîtrise un contrôle/frappe comme à l’entraînement pour aggraver le score et sceller le sort du match (0-3).

Quatrième point : Tudor profite de ce large avantage et de la faible capacité de nuisance angevine pour effectuer son coaching. Il fait ainsi entrer Harit, Rongier, Under et Touré. Puis, il se permet même de relancer Bamba Dieng. La gestion de la fin de match est plutôt sereine, même si Lopez doit s’interposer sur une frappe de Salama. Kaboré puis Dieng vendangent une balle de 4-0. On est rassurés Bamba est bien de retour tel qu’on l’avait quitté.

Cinquième point : Au rayon des satisfactions individuelles, impossible de faire l’impasse sur le grand match de Clauss à une position pourtant inhabituelle. Si l’OM s’est imposé largement, il le doit en grande partie aux inspirations de l’ancien lensois. Devant ses buts, Lopez a une nouvelle fois fait le job. Mbemba reste un roc quasiment infranchissable. L’ami Balerdi n’a commis aucune bourde notable. Guendouzi a cavalé comme à son habitude aux quatre coins du terrain pour combler les espaces. Kaboré a montré de l’envie et de l’activité. Enfin Harit a fait une nouvelle entrée en jeu convaincante. Attendus au tournant, Payet et Gerson ont réalisé une prestation correcte, mais on sait qu’ils peuvent encore faire beaucoup mieux. A eux de le prouver lorsqu’ils en auront l’occasion. D’un point de vue collectif, la prestation marseillaise continue de ressembler à une symphonie inachevée, ce qui n’empêche pas d’avoir le sourire aux lèvres à la lecture du classement. Et d’attendre sereinement les résultats de la concurrence ce week-end.

Publié par guigslamangouste

Citoyen du monde, accroc depuis au moins 30 ans à l'OM. Ce club représente pour moi un concentré d'émotions irrationnelles. Un vecteur de rassemblement par delà toutes les origines, classes sociales ou frontières. Collectivement on va toujours plus loin que seul.

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