OM 4- Sporting 1: Jardin d’Adan

Retour sur la première victoire de nos olympiens en UEFA Champions League cette saison, en plusieurs points.

Premier poing sur la table:

Alors que le match était inialement prévu pour 18h45, un premier report de dix minutes est annoncé en raison de bouchons ayant eu raison de la fameuse ponctualité portugaise. Puis un autre report de 5 minutes supplémentaires, qui ne suffit toujours pas aux lisboètes toujours cloîtrés dans leur vestiaire, ce qui a le don d’agacer notre doux Igor, qui braille à qui peut l entendre:  » C’est la ligue des Champions ici, pas un tournoi amateur », de peur que notre équipe refroidisse en attendant les autres. Il a raison. Au Vélodrome, les matchs commencent à l’heure. « C’est pas Versailles ici! » Et encore moins le stade de France ! Le coach adverse semble avoir très peu goûté ce haussement de ton, mais ce n’est pas notre problème: pour la ponctualité, le Sporting n’avait qu’à s’acheter une montre…Tudor!

Deuxième point noir:

Le match se déroule à huis clos, à la suite des incidents survenus lors de la réception des saucisses de Franckfort et de quelques uns de leur bras tendus. Seuls les officiels et quelques invités portugais feront du bruit, sachant qu’un huis clos qui fait du bruit s’appelle un bruit clos. Toujours est-il que nous sommes privés de notre public, et qu’en dépit d’un sachet de gavisconell pris avant le début du match, cette situation est difficile à digérer.

Rien ne sert de courir, il faut partir à troisième point:

Refroidi par l’attente donc, selon les bonnes excuses dont le doux Igor a le secret, les olympiens se font cueillir d’entrée de jeu par un bel enroulé de Trincao, bien servi par Edwards aux pieds d’argent, sur ce coup. Veretout est spectateur, Balerdi, mal placé et en retard. 0 à 1 au bout de 55 secondes. Tu te lèves, et tu me bouscules, et je ne me réveille pas, comme d’habituuuude, pense-t-on alors devant notre téléviseur. On ne pouvait pas plus mal commencé cette rencontre capitale pour notre avenir européen. Sans compter que Pau Lopez se montre une nouvelle fois décisif cette saison en sortant un bel arrêt à la dixième minute.

Quatrième point à pitre:

C’est le moment que choisit Adan, le gardien du Sporting pour s’offrir un moment de gloire et passer à la postérité. Face à la pression d’Alexis Sanchez, Adan prend trop de temps pour dégager et tergiverse -on peut même dire qu’Adan hasarde. Son dégagement est contré par notre Chilien, meneur de la révolte olympienne, et le ballon finit dans le but vide. Les pendules sont remises à l’heure: on joue depuis 15 minutes.

Cinquième point de croix:

Le festival Adan se poursuit. Avec une relance complètement manquée, qui atterrit sur Guendouzi. Clauss est servi et dépose une merveille de centre précis sur la tête d’Harit. Nous prenons l’avantage, et ce n’est pas fini. Sur un long ballon de Pau Lopez, Tavares se présente devant le gardien qui sort comme un coucou, coucou, coucou, et enlève la balle avec sa main alors qu’il est à plus d’un mètre de la surface de réparation. Carton rouge, merci beaucoup, et bonne soirée. Chapeau l’artiste. Son remplaçant, Israël Vibration, entre sur le terrain pour son premier match en pro de sa carrière. Et il sera trop court pour intercepter le magnifique corner d’Harit (élu homme du match) pour la tête de Balerdi. 3-1 à la mi temps: profitant des errances du gardien adverse, l’OM a complètement retourné une rencontre très mal partie.

Sixième point cardinal: le Vélodrome est un riche lieu…

-tu ne pouvais pas t empêcher?!!!

-non, jamais…

Septième point de trop n’en faut:

Le second acte reprend avec des joueurs qui ne parviennent pas à décider entre enflammer le match et attendre les portugais pour mieux les piquer. D’actions malmenées en mauvais choix, plus rien d’intéressant ne se passe jusqu’à la 84* minute, quand zéro tracas, zero blabla, Mbemba se retrouve dans la surface. Une feinte de frappe dans la figure de style d’un attaquant chevronné, puis il croise pour marquer le dernier but de la soirée. Quatrain, score finale. L’adversaire est sonnet. Nous avons eu de l’hyper-bol pour revenir dans la partie, mais nous pouvons savourer cette première victoire européenne de la saison. Nous avons su éviter les points de suture!

Le huitième point de coté:

S’il est probable que nous ne bénéficierons pas des mêmes offrandes la semaine prochaine, notre résultat d’hier, couplé au match nul des 2 autres équipes permet à l’OM de rester en vie dans ce groupe, et d’envisager finalement une qualification pour les huitièmes de final. La seconde place n’est qu’à un seul point. Et si nous continuons d’afficher les mêmes vertus morales, agrémenté de courses folles et d’une technique mieux maîtrisée, un printemps européen n’est plus une chimère. Nous gardons la flamme: la rage est intact et les vipères au poings.

Seule ombre au tableau, la blessure de Clauss, dont l’indisponibilite n’a pas encore été communiquée. Nous pouvons maintenant sereinement nous tourner vers notre compétition nationale, et la réception d’Ajaccio. Surtout pas de mauvaise blague, les gars. L’occasion est trop belle de continuer notre route vers le point culminant (qui est parfaitement à notre pointure) et de mettre la pression sur l’équipe du/de la capital(e).

Bravo à tous, et allez l’OM!!!

Et point final.

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