Si loin, si proche

Deux jours de pleine lune. Deux jours que le soleil ne s’est pas levé, depuis le but d’Höjbjerg ( ou un truc comme ça), et que les zygomatiques sont en grève. Toutes ces croix qu’on a planté dans le Vélodrome, où viennent s’écraser les oiseaux. Et l on enterre la mémoire, à 11 heure du soir. Alors on a prêté notre histoire aux enfants de Francfort, et de quelle couleur il est ton quartier? Le mien est noir!

Deux jours de pleine lune, à carresser ma peine comme on carresse son chien. Mon chagrin est bien dressé: quand je le siffle, il lève la patte, et il remue la queue quand je le nourris. Le spleen est le meilleur ami de l’OM, et la valeur sûre du supporter. Mais non, mon bon môssieur, tout ne fout pas le camps, certaines choses restent immuables. Il n y a plus de saison, mais nous prenons toujours la porte européenne dans la gueule, quand vient l’automne.

Deux jours de pleine lune. Deux jours qu’Aragon trottine dans ma tête, cuisiné à ma sauce:

« Le temps d’apprendre à jouer il est déjà trop tard

Que pleurent dans la nuit nos cœurs à l’unisson

Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson

Ce qu’il faut de malheurs pour la moindre chanson

Ce qu’il faut de sanglots pour un air de victoire

Il n’y a pas d’O.M. heureux »

Par soucis de réalisme, j’ai volontairement retiré la ponctuation. Mes chansons sont comme l’O.M., il leur manque toujours des points.

Deux points de sutures: je soigne la cicatrisation. Deux jours, c’est con, surtout deux jours de déprime. Deux jours, c est bon, j’ai ma dose, à défaut d’avoir des solutions. Il faut que je refasse le plein de bonne humeur, il y a lyon et letexier ( pas de majuscule pour tous ceux qui nous enculent) qui viennent dimanche, et je ne pourrai jamais sombrer si je ne me suis pas déjà relevé. On y va piano piano. Il me faut croire à nouveau aux sombres héros de l’amer. Always lost in the Sead, cyprès du but. Faraway, so close.

Deux jours de pleine lune, et j’ai toujours mal à la mienne. Mon club, je t’aime, même quand notre avenir est incertain. Même quand tu te vautres dans un bouquet final ridicule, et que tu bascules dans la défaite cruelle et infernale. Ce n’est pas le costume que je préfère, mais jamais je ne capitule. Il est toujours possible de tomber quand on joue les funambules. Et nous, on crève à rester là! J’aurai toujours un verre d’avance, dès fois qu’on ferme la dernière porte.

Et l’on va s’aimer encore! Là, pendant des années. Tu te souviens d’Igor Tudor? Ça jouait bien pendant la première mi-temps quand même… Moi, j’étais là moi, môssieur. A crier, pour que la deuxième mi-temps s’arrête avant même qu’elle ait déjà commencé. C’était il y a deux jours, et à la dernière seconde nous avions la tête dans la lune, à défaut de marcher dessus. Et nous avons marché sur la tête. Tudor, et j’ai perdu le sommeil.

C’était il y a deux lunes, et j’ai toujours mal à la mienne. L’O.M. je t’aime même sous la pluie, mais je préfèrais quand tu brillais au soleil ! Nous étions jeunes, moi plus que toi. Nous étions beaux, toi bien plus que moi. Et je garde l’espérance, qu’ensemble nous retrouvions, un jour, une seconde jeunesse. J’voudrai pas crever.

En attendant, vivement dimanche que tu reprennes un second souffle. Mes « chers » joueurs… Mon entraineur…Tous les oiseaux de passage, je compte sur vous pour que le jour succède enfin à cette longue nuit sans victoire. Docteur Tudor, mais il est enfin temps de soigner nos insomnies.

Allez l’OM💙🤍

2 commentaires sur « Si loin, si proche »

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