Vis ma vie de Christopher R., joueur de l’OM.

« Bonjour à tous. Je m’appelle Christopher, Chris pour les intimes, et je suis footballeur professionnel à l’Olympique de Marseille. Marseille c’est ma ville, mon sang, mon oxygène. J’y suis né, j’y ai grandi, j’y ai appris à jouer au foot avant même de savoir twitter.

Lorsque j’étais encore au centre de déformation de l’O.M, et que je m’eclatais avec les copains en Gambardella, Tonton Pat était mon modèle. Je regardais les yeux grands ouverts tous ses entraînements et ses matchs (surtout ses entraînements en fait), rêvant de jouer un jour avec lui chez les pros. Je collectionnais même les mugs I love this game. Puis vint l’incident de Guimares. Le drame. Adieu Tonton flingué…

15 jours plus tard je signais mon premier contrat professionnel, un signe du festin, pensant que mon tour viendrait bientôt et que j’allais pouvoir montrer qui j’étais. Me faire un nom comme on dit. Le petit Jordan était bien seul à son poste et commençait une longue traversée du dessert. Il avait attrapé la grippe des supporters paraît il… J’y croyais. Mais coach Garcia préférait Sakai. Je me suis accroché, pensant qu’on finirait bien par me donner ma chance. J’y croyais. Mais coach Garcia préférait Hubocan.

Alors j’ai fait mes valises, à contre cœur, direction le Nord, enfin le Nord Est. Six mois, puis une année complète. Sakaï aussi dans le Nord, mais Hubocan n’était pas là au moins…Quand j’y repense j’étais bien chez les lionceaux. C’est sympa, c’est doux des lionceaux.

Finalement j’ai quitté la savane et je suis rentré à la maison. Jordan était toujours aussi seul, et encore convalescent. Coach Garcia est parti et coach André est arrivé. Alors je suis resté, convaincu que le mistral allait enfin tourner. J’y croyais. Et là je me suis pris un gros vent… L’incroyable miracle s’est produit : Jordan a guerri de sa grippe. Foutus microbes.

Lorsque le coach a voulu faire appel à moi pour préparer la nouvelle saison, pas de bol j’étais blessé… Fatalité ? Manque de sérieux ? Mauvais œil ? Le métro est passé, j’avais pas mon ticket… Et pour la Phase 2, celle de la jeunesse, coach André a fait appel à papy Nagatomo. Logique.

J’ai bien essayé de reprendre mon envol cet été pour retrouver le plaisir de jouer au foot sous un ciel plus clément, mais encore une fois je suis resté à quai comme un vulgaire joueur de réserve. Un Phliponeau. Les ailes coupées. Depuis je traîne mon spleen. J’attends mon heure. Chez moi ou ailleurs… »

Guigs la Mangouste.

Publié par guigslamangouste

Citoyen du monde, accroc depuis au moins 30 ans à l'OM. Ce club représente pour moi un concentré d'émotions irrationnelles. Un vecteur de rassemblement par delà toutes les origines, classes sociales ou frontières. Collectivement on va toujours plus loin que seul.

6 commentaires sur « Vis ma vie de Christopher R., joueur de l’OM. »

  1. Pauv’jeune! Qu’attend t’il pour se casser pour de bon ?
    En restant chez nous il démolit sa carrière avant même l’avoir commencé…
    Pour lui l’avenir est ailleurs…
    Vole Chris! Vole !

    Aimé par 3 personnes

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