God save Babeth

A l’heure où le monde entier est en Stephane berne, un blog aussi sérieux et généraliste que le notre ne pouvait ignorer la portée historique de l’événement.

Toute l’équipe multinationale de l’Omalapero se joint à moi et au concert international philharmonique de pleurs pour prier les sujets de sa majesté, son fils le nouveau roi aux grandes oreilles, et son petit frère Epstein junior, de recevoir nos plus sincères condoléances.

Mourir, c’est partir un peu. Une page se tourne. Passer de Babeth à Charles, nous on connaît. C’est comme passer de Bielsa à Michel sans Jacquie, ou de Mandanda à Pau Lopez. Ou de Ferguson à David Moyes pour les outre-manchois en deuil, en leur souhaitant quand même un meilleur destin que Manchester United. Sinon, il ne faudra pas s’étonner que les anglais se mettent à bruler les magnifiques coiffes des gardes de Buckingham Palace pour se chauffer. Ou se nourrir.

L’Angleterre de Babeth, c est d’abord Gordon Banks, Bobby Moore, Bobby Charlton et la coupe du monde de 1966.

C’est aussi une main de Dieu dans la gueule, et une équipe réduite au rang de plots sur un slalom maradonesque.

C’est un doublé de Zidane en 2004, quand l’Angleterre menait 1 à 0 à la 90* minute. Bon, pour ce qu’en a fait Jacques Santini le bienheureux, on pouvait tout aussi bien les laisser gagner.

C’est Gary Lineker qui porte l’attaque anglaise, bien avant l’invention de la punchline et de Twitter.

Et c’est bien sûr le spice boy – homme sandwich qatari- expulsé en 98 pour avoir donné un coup à Simeone (le monde à l’envers) et l’Argentine qui élimine encore une fois les anglais. « Fallait pas venir aux Malouines! »

Tout cela est bien joli, me direz vous, mais on s’en bat le rosbeef ! Et vous aurez raison ! Where is the Olympic? The Olympic is in the kitchen. Lessone ouane. « I dont give a fuck ! Déjà qu’ils viennent de gagner un match qu’on ne méritait pas de perdre, on ne va pas passer la nuit sur Élisabeth ! »

Effectivement, ce serait malsain. Mais n’oublions pas pour autant tout ce que le football anglais nous a donné…

Déjà, le football anglais nous a donné le football. Cela me paraissait important de le rappeler.

Il nous a donné Trévor Steven et Steven Fletcher, que l’on s’est empressé de rendre.

Il nous a donné des collectors, comme Chris Makin, le frère de Ricky, et Tyrone Mears. Tyrone who?

Un Joey Barton que l’on aime parce qu’il nous aime et nous prouve son amour. Et pour sa science du corner.

On peut citer Laurie Cunningham, le frère de Richie, un ailier droit international qui avait fait les beaux jours du Réal, ou Victor Gibson, le frère de Guitare, un entraîneur avec lequel nous remportâmes les coupes de France de 1926 et 1927.

On oubliera Tony Cascarino, en tant que joueur de la République d’Irlande, histoire de ne pas entrer dans un conflit qui nous dépasse. On a déjà assez à faire avec nos problèmes.

Et Christ Waddle, évidemment. Chris le facétieux, et Waddle le magicien, qui est à mon enfance ce que le ballon est au football, c’est à dire sa raison d’être. Et rien que pour lui, Babeth. Rien que pour les étoiles que Waddle a fait naître dans mes yeux et dans mon cœur, je tenais à te rendre un dernier hommage. J’espère que tu apprécieras.

God save the queen ! Autant qu’il a pu…

11 commentaires sur « God save Babeth »

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