Troyes-OM: Sparring Partner

L’OM est donc allé s’imposer à Troyes hier, signant un cinquième succès consecutif, le troisième depuis la reprise. Une victoire sans appel, dont le score ne reflète que partiellement l’immense domination des hommes de Tudor, contre un adversaire réduit rapidement au rang de sparring partner.

On pourrait parler des individualités de cette équipe, évidemment. On pourrait parler de Chancel Mbemba, mister roc & roll, tellement solide en défense qu’il roule sur ses adversaires. Le défenseur est aussi puissant que de la dynamite et il s’est une nouvelle fois montré tellement précis et précieux, aux avant postes, pour ouvrir le score sur un très bon centre de Veretout, prolongé au premier poteau par Guendouzi.

On pourrait parler de Veretout justement, qui a inscrit le second but, mais qui, au delà des statistiques, pèse de plus en plus sur les rencontres. De Under, qui a été monstrueux d’effort, et qui a offert le caviar à son ex coéquipier de la Roma. De Kolasinac qui semble être partout sur le terrain. De Kaboré qui a réussi son meilleur match depuis son arrivée, contre son ancienne équipe, et une délicieuse talonnade pour Under, toujours sur le second but.

On pourrait parler de Rongier, qui équilibre parfaitement le milieu de terrain. De l’ambiance dans le stade, parfait miroir de notre domination. Des premières minutes de Malinovskyi, sanctionnées d’un carton jaune pour une faute imaginaire en guise de présentation: l’arbitage français, voici Ruslan; Ruslan je te presente les ânes de l’arbitrage français… Maintenant tu sais à qui tu as à faire…

On aurait pu aussi parler des absents. Bailly, Clauss, Tavares, Payet. Il fut un temps où autant d’absences nous auraient été préjudiciable, quelque soit l’adversaire. Il fut un temps où l’on ne comptait que sur quelques individualités pour faire la différence et éventuellement gagner le match. Il fut un temps où nous ne dispositions pas de tant de talents, et encore moins de forces.

Tudor, c’est un style, mais c’est surtout une force. La force combative, et la force libre. La force créative et la force en équilibre. Bref, la force collective.

Taper dans Troyes ou dans un punching ball, c’était pareil. Le rouleau hier a compressé, tant pis pour ceux qui étaient sur son passage. Nous avons montré les muscles et taper sans relache dans le collectif adverse jusqu’à ce qu’il rompt, en déroulant notre football de flipper. Onze joueurs comme autant de lance-bille. La balle fuse, et c’est l’adversaire qui finit game-over!

Tudor, la figure d’un style choisit par Longoria. Un style physique et explosif, même si les trois derniers matchs semblent montrer une meilleure gestion de l’effort, moins concentré sur une courte période, mais beaucoup mieux dilué sur l’ensemble du match.

Un style intense, basé sur le pressing et l’absorption ( action defensive ayant pour but d’atténuer l’attaque adverse afin de riposter) plutôt que l’esquive. Un style comme un uppercut, un coup de poing qui remonte tout le terrain pour atteindre au visage le collectif adverse. Et partager les points: le classement pour nous, les points de suture pour les autres.

Alors, bien sûr, gagner à Troyes est une bonne chose, mais pas une finalité en soi. Bien sûr, cela ne sert à rien de mener aux points si c’est pour finir KO le combat. Surtout que nous ne menons pas d’ailleurs, mais grignottons progressivement notre retard sur le poids welther lensois à l’allure de poids lourds. Bien sûr, cela n’est rien comparé à la joie d’une victoire en coupe de France, maintenant que nous avons tiré Rennes le jour où nous tirions les rois. Nous touchons à peine à la moitié de la saison, et toute cette force collective devra encore être employée samedi contre Lorient, puis tout au long des matchs retour avec des victoires espérées contre nos concurrents. Nous n’avons encore rien gagné, si ce n’est le sentiment que le chemin emprunté n’est certainement pas le mauvais. Mais tout cela reste sans cesse à confirmer.

En attendant, apprécions donc cette nouvelle victoire et cette nouvelle démonstration de force. La force d’avoir une défense si prolifique en buts marqués. La force de pouvoir créer le danger de partout, par n’importe quel joueur. La force d’avoir des joueurs qui se defoncent sur le terrain et pressent comme un seul OM. La force d’avoir tenu bon quand les résultats tanguaient, mais d’avoir su évoluer. La force de ne craindre personne. La force de frapper fort, de multiplier les coups, et de marquer beaucoup! La force de Tudor ! La force jusqu’au bout ?

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