Ünder Pressure

C’est une histoire aussi vieille que le football, et la réponse à la grande question que posent David Bowie et Freddy Mercury dans leur chef d’œuvre commun, Under Pressure: « Can’t we give ourselves one more chance? », en Mc Court dans le texte (traduisez « porqué ne pas se donner una otra possibilidad, c’est oune mercato stratéjico? » en version Longoria).

« Um ba ba be, um ba ba be, de day da »

Pourquoi ne pouvons nous pas donner cette autre chance à l’amour? Certes, quand l’amour a le visage d’Ünder, il n’est pas anormal d’y réfléchir à deux fois. Et nous étions prêt cet été à l’échanger contre la frappe pure de Malinovskyi, histoire de joindre l’utile ( le départ du Turc) à l’agréable ( l’arrivée de l’Ukrainien, dont le profil correspond normalement au jeu de Tudor). Finalement, le Malinois est arrivé cet hiver. Ünder est resté. Et si l’on s’est longtemps demandé pourquoi faire, l’ironie veut qu’il ait été vraiment brillant pour la première titularisation de Mister Patate.

« Da-da-da, mm-mm, da-da-da, ba-bum, okay »

Le début de saison d’Ünder n’a pas été à la hauteur de la précédente. Certes, il se montrait déjà moins tranchant et décisif en fin de saison dernière, après la blessure contractée en sélection, et Sampa ne le faisait plus systématiquement débuter dans le onze. Mais ses coups de génie, comme son but à Bordeaux ou la passe magique pour Milik contre Angers, restaient encore suffisamment frais dans nos mémoires pour lui pardonner ce petit coup de mou. Puis vint le chamboulement estival, et l’arrivée d’un nouvel entraîneur qui jouait sans ailier. Il était dès lors legitime de se demander s’il ne fallait pas,au plus vite, l’inclure dans la grande lessiveuse mercantile et le vendre avant que sa valeur ne s’effondre.

 » People on streets, ee da dee da day ! »

Pablo Longoria et le marché ( oui, cela fait bizarre deux noms différents pour une seule personne !) en ont décidé autrement, et le Turc est donc resté. Sans saveur. Sans coup d’éclat. Sans être vraiment décisif, à une ou deux exceptions près, et surtout comme une erreur technique vivante. Des titularisations ratées pour débuter la saison, suivi d’entrées en jeu régulières mais toute aussi fades, et pauvres techniquement. Que ce soit en championnat ou en coupe d’Europe, on le voyait entrer, durant ce mois d’octobre noir, sans l’espoir qu’il puisse de nouveau peser sur le sort d’une rencontre. Des dribbles télephonés, des passes mal assurées, il semblait jouer à contre courant, incapable de remonter le cours de l’histoire, et justifiait à chacune de ses apparitions l’envie de ne pas le voir non plus débuter le match suivant. Le tout, dans l’indifférence presque totale: on était déjà trop occupé à débattre et s’écharper autour du sort de Gerson ou de Payet pour se souvenir de la dynamite qu’il avait été.

« Pray tomorrow gets me higher, higher, high! »

A sa décharge, il a admis dernièrement avoir eu beaucoup de mal à encaisser la charge physique estivale. A croire qu’ils ne font pas de préparation « à l’italienne » à la Roma. Il a surtout fait toute cette préparation au poste de piston droit, avant d’entamer la saison à un autre poste qui n’était toujours pas le sien. Il est ensuite sorti moins de dix minutes après être entré en jeu contre Nantes, en raison de l’expulsion de Gigot. Si la décision semblait logique, elle n’en demeurait pas moins cruelle. Manque de repère, manque de confiance, il était sous pression. Des prestations et une concurrence ( Harit-Guendouzi) qui ne lui donnaient pas non plus le droit d’enchainer, même les rares fois où il n’était pas mauvais. La fin de son aventure olympienne semblait imminente, son entourage ( notion très vague) racontant même dans d’autres colonnes que le joueur était convaincu de ne pas être fait pour ce football et de ne jamais y arriver.

« This is our last dance. This is our last dance. This is ourselves! »

Et pourtant ! Ünder n’a cessé de travailler. Un stage à Marbella plus tard et une nouvelle préparation foncière durant le mondial, pour attaquer la deuxième partie de saison, et le voilà de nouveau titulaire à la faveur du départ de Gerson et de la grosse blessure d’Amine Harit. Et cette fois, il ne laisse pas passer sa chance. « Je sais ce que le coach attend de moi ! » declare-t-il en conférence de presse, et il le prouve à chaque match. Il a enfin compris: Ünderstanding ovation! D’ailleurs, Tudor ne cesse à son tour de le couvrir de louange:  » En ce moment, il est le joueur fondamental pour nous ! »

« Give love, give love, give love, give love. »

Il est à souligner qu’Ünderscore. Mais son influence se fait desormais ressentir par delà les statistiques ( un but sur penalty et trois passes décisives sublimes depuis la reprise, ce qui n’est pas mal, soit dit en passant, pour un joueur souvent qualifié d’individualiste dans les milieux autorisés). On a tous en tête cette course en seconde période contre Lorient, où Ünder est venu annihiler la contre-attaque adverse. Irreprochable dans le repli, dans le pressing, il est surtout souverain dans l’utilisation du ballon, et retrouve sa première justesse . Utilisé milieu offensif, en soutien de l’attaquant, il s’est aussi montré brillant en piston, offrant le luxe de sa polyvalence à Igor Tudor, à l’heure où Clauss ne s’est pas encore remis de sa blessure. Ünder a fini par surmonter les difficultés, maintenant qu’il enchaine et qu’il a la confiance de son coach. Et quand il est à ce niveau, n’importe quel adversaire et n’importe quel filet peuvent ensemble commencer à trembler. La concurrence? Même pas peur! L’enchaînement des courses? Même pas mal ! Ünderground est revenu de nulle part, et il compte bien nous emmener là haut, vers les étoiles !

« Ünder pressure »: la pression est remise sur la defense adverse !

5 commentaires sur « Ünder Pressure »

  1. Cengiz a sans doute toujours été fan du grand Freddy…
    Dans sa play list qui retrace sa carrière olympienne, on pouvait y trouver :
    « I want to break free »,
    « another one bites the dust »,
    « kind of magic »,
    « don’t stop me now »,
    « the show must go on »… En espérant qu’il conclut sur « we are the champions »… 😍😍😍
    En tout cas, bravo mon ghis’ 👌👌👌💪💪💪

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :